L'OMS : Le trouble du jeu vidéo reconnu comme une maladie

Evrard Martin
Mai 27, 2019

Suite à la classification internationale comme maladie de l'addiction aux jeux vidéo par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le gouvernement sud-coréen s'est mis à faire l'état des lieux de ce phénomène dans le pays et à définir les critères permettant de poser le diagnostic d'un "trouble du jeu vidéo ".

Docteur en psychologie et psychanaliste, Yann Leroux (auteur de Les jeux video, ça rend pas idiot!) rejoint l'opinion des acteurs de l'industrie en émettant plusieurs remarques quant à la définition du trouble du jeu vidéo proposée par l'OMS, notamment le fait que notion de perte de contrôle est insuffisamment définie ou sa façon arbitraire de laisser entendre que les "autres activités" mentionénes par l'OMS sont plus intéressantes en soi que le jeu vidéo.

Par la poursuite ou la pratique croissante du jeu en dépit de répercussions dommageables. Elle entrera en vigueur le 1er janvier 2022.

"La CIM sert de base pour établir les tendances et les statistiques sanitaires, partout dans le monde, et contient environ 55 000 codes uniques pour les traumatismes, les maladies et les causes de décès". Elle fournit un langage commun grâce auquel les professionnels de la santé peuvent échanger des informations sanitaires partout dans le monde.

Le comportement lié au jeu peut être continu ou épisodique et récurrent. Le trouble du jeu vidéo et caractéristiques sont normalement évidents sur une période d'au moins 12 mois dans le but d'être diagnostiqué, bien que la durée puisse être raccourcie si tous les symptômes sont perceptible et sévères.

En juin dernier, l'ESA (Entertainment Software Association) avait réagi à la reconnaissance par l'OMS des troubles du jeu-vidéo en s'y opposant, affirmant que "son inclusion reste hautement contestée et peu concluante".

De son côté, l'OMS expliquait que "le trouble du jeu vidéo ne touche qu'une petite partie des personnes qui utilisent des jeux numériques ou des jeux vidéo", et invitait ainsi "tout joueur à être attentif au temps passé sur les jeux, en particulier si ses activités quotidiennes en pâtissent, ainsi qu'à tout changement physique ou psychologique, sur le plan social et celui de sa santé, qui pourrait être attribué à un comportement de jeu". Certains opposants avancent même les effets bénéfiques des jeux vidéo pour le traitement de certaines maladies.

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