12 enfants orphelins de familles jihadistes sont arrivés à Paris — Syrie

Claudine Rigal
Juin 11, 2019

Les enfants, dont le plus âgé a 10 ans, vivaient dans des camps du nord-est de la Syrie, sous protection kurde.

Ces enfants, dont le plus âgé a dix ans, vivaient dans des camps du nord-est du pays où ont été recueillis des dizaines de milliers de personnes ayant fui les offensives contre le dernier bastion du groupe Etat islamique (EI), précisent les mêmes sources. Ils avaient été remis la veille par les combattants kurdes à une délégation du ministère français des Affaires étrangères.

Jusqu'à présent, la France a rapatrié de Syrie cinq orphelins le 15 mars et une fillette de 3 ans le 27 mars.

Pour ce qui est spécifiquement des enfants dont il est possible qu'ils soient rapatriés de Syrie, Mme Parly avait souligné la nécessité d'"établir d'abord la situation d'orphelin de ces enfants".

Il a indiqué que l'opération s'était déroulée dimanche dans la localité d'Aïn Issa, près de la frontière avec la Turquie, et ajouté que deux orphelins néerlandais avaient aussi été remis à une délégation gouvernementale de leur pays. Selon le Quai d'Orsay, environ 450 ressortissants français affiliés à Daech sont en prison ou retenus dans des camps de réfugiés.

Les autorités kurdes sont débordées par la gestion de cette masse de détenus.

Les autorités kurdes administrent des camps dans le nord-est de la Syrie où vivent des milliers de femmes et enfants de jihadistes étrangers. Mais les pays concernés, notamment en Europe, rechignent à récupérer les femmes, et gèrent souvent au cas par cas le retour des enfants.

Deux Américaines et six enfants, issus de familles liées à l'EI en Syrie, ont notamment été rapatriés la semaine dernière aux États-Unis.

Le transfert a eu lieu dimanche dans la ville syrienne d'Aïn Issa, dans le gouvernorat de Raqqa, deux enfants néerlandais orphelins ont également été remis à une délégation gouvernementale néerlandaise, toujours selon la même source. Leur père, Yassine Sakkam, originaire de Lunel, vient quant à lui d'être condamné à mort en Irak.

Mais une autre avocate de familles françaises, Marie Dosé, à l'origine de plusieurs recours pour tenter d'obtenir ces retours, a dénoncé des "rapatriements au compte-goutte" qui "conduisent à des discriminations inexplicables et injustifiées entre des enfants qui ne sont responsables de rien". Ils sont arrivés à Paris-Villacoublay lundi au petit matin.

Dès que l'avion militaire a atterri lundi après-midi, ces enfants ont été auscultés par un médecin, puis pris en charge par l'aide sociale à l'enfance. Avant le terme de ce délai, un juge doit statuer sur leur avenir après avoir organisé une audience. Le magistrat décidera ensuite de leur capacité à accueillir ces enfants qu'ils rencontrent parfois pour la première fois.

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