Ali Bongo et son discours tant attendu — Gabon

Claudine Rigal
Juin 9, 2019

Dans un discours enregistré de huit minutes diffusé par la télévision nationale, il a déclaré avoir demandé à son Premier ministre "la formation d'un nouveau gouvernement plus restreint, constitué de femmes et d'hommes prêts à donner la priorité à l'intérêt général" et "capable de faire preuve d'exemplarité".

Juste après l'annonce de cette allocution, certains observateurs de la vie politique, à l'instar de l'écologiste Marc Ona Essangui se sont questionnés sur la qualité de ladite allocution télévisée.

"Le ménage doit être fait au sein de notre classe politique, au sein de laquelle le mot éthique doit résonner avec force", a-t-il ajouté. "Ceux qui se mettent en travers de cette voie sont prévenus: ils seront sèchement écartés", a averti M. Bongo, au pouvoir depuis 2009 dans ce pays pétrolier d'Afrique centrale.

Cette adresse à la Nation du président de la République Ali Bongo Ondimba sera la deuxième du genre depuis l'accident vasculaire cérébral (AVC) dont il avait été victime le 24 octobre 2018 à Ryad en Arabie-Saoudite. "Le fameux discours sera-t-il en direct ou enregistré", a-t-il publié sur son profil Facebook sur lequel il est suivi par plus de 5 mille personnes. "Pour convaincre les Gabonais de sa capacité à continuer à diriger le pays, il aurait fallu organiser une conférence de presse avec les journalistes", a estimé cet opposant.

Autre chef de l'Etat également annoncé pour prendre part à ces commémorations de 10 ans de décès de feu Omar Bongo, l'équato-guinéen, Théodoro Obiang Nguema Mbasogo, le numéro un de la Guinée Equatoriale foulera le sol gabonais ce samedi, lui aussi aura une séance de travail avec Ali Bongo. Durant le mois de mai 2019, Ali Bongo a reçu la visite d'éminentes personnalités, notamment les Président Alassane Ouattara de la Côte d'Ivoire et Macky Sall du Sénégal.

Sur Hautes instructions du roi Mohammed VI, le Chef du gouvernement, Saâd-Eddine El Othmani, a représenté, ce samedi à Libreville, le Souverain à la cérémonie de commémoration du 10ème anniversaire de la disparition de Feu El Hadj Omar Bongo.

Cette phrase fait écho aux propos prononcés par son père défunt deux ans avant sa mort: "le clientélisme, l'affairisme, la corruption (.) ont gangréné les pouvoirs publics", dénonçait déjà Omar Bongo Ondimba en 2007.

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