Automobile : Renault reste "ouvert" à l'idée d'une intégration avec Nissan

Xavier Trudeau
Juin 3, 2019

Alors qu'une fusion entre Renault et Fiat Chrysler Automobiles est à l'étude, les discussions vont bon train pour savoir si celle-ci pourrait avoir un impact sur l'engagement de Renault et de Ferrari en Formule 1.

Le constructeur automobile italo-américain a proposé lundi au Français Renault une offre d'alliance d'égal à égal pour former le N°3 mondial du secteur, un mastodonte qui pèserait plus de 30 milliards d'euros en Bourse.

Vendredi 31 mai, Bruno Le Maire, le ministre français de l'Economie a annoncé à l'AFP que le projet de fusion est une "réelle opportunité pour Renault et pour l'industrie automobile française".

S'exprimant sous le sceau de l'anonymat, ce dirigeant a déclaré qu'il était relativement confiant sur d'éventuelles synergies liées au partage de l'expertise de Nissan dans les véhicules autonomes, l'électrification et les technologies de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Jean-Dominique Senard, présent cette semaine à Tokyo avec le directeur général de Renault, Thierry Bolloré, a tenté de rassurer son allié de 20 ans au cours d'une réunion de quelques heures mercredi.

Renault détient 43,4% du capital de Nissan, qui possède pour sa part 15% du groupe au losange mais sans droit de vote. "Cela nécessiterait une revue fondamentale des liens actuels entre Renault et Nissan", a-t-il ajouté. Un porte-parole du constructeur français n'a de son côté pas répondu dans l'immédiat aux sollicitations de Reuters. Nissan entend bien avoir son mot à dire sur cette nouvelle alliance, que certains observateurs ont interprété comme un moyen de.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL