"C'est une réelle opportunité", lance Bruno Le Maire — Fusion Renault-FCA

Xavier Trudeau
Juin 3, 2019

Le constructeur automobile italo-américain a proposé lundi au Français Renault une offre d'alliance d'égal à égal pour former le N°3 mondial du secteur, un mastodonte qui pèserait plus de 30 milliards d'euros en Bourse.

Ce à quoi une source dans l'entourage du constructeur turinois, citée par Les Échos, rétorque que "l'offre de FCA n'est pas négociable".

" Cette proposition semble équitable, elle a été approuvée par le conseil d'administration. C'est à prendre ou à laisser, et rapidement!", ajoute cette source. "Jusqu'à l'arrestation spectaculaire de Carlos Ghosn en novembre, il n'était que rarement tombé sous les 70 euros", relèvent Les Échos, pour expliquer pourquoi les Français se sentent lésés à ce stade.

Selon des sources proches du dossier, Fiat Chrysler serait en discussions sur un éventuel octroi d'un dividende spécial pour Renault.

"Du côté de Renault, on accueille cette position de FCA avec prudence".

L'offre améliorée, qui doit encore être formalisée et acceptée, prévoit également d'installer le siège social des activités opérationnelles du groupe fusionné en France et d'accorder à l'État français un siège à son conseil d'administration, ont dit dimanche à Reuters deux sources au fait du dossier.

Après plusieurs séances de travail informelles tout au long de la semaine, les administrateurs de Renault vont se réunir pour décider d'ouvrir ou non des discussions avec le constructeur italo-américain.

" La valorisation actuelle de Renault explique en grande partie l'intérêt de Fiat pour une fusion", affirme le patron de PSA, résumant l'intention de FCA en une " prise de contrôle virtuelle de Renault par Fiat ".

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