Détruire les invendus non alimentaires sera bientôt interdit

Xavier Trudeau
Июня 6, 2019

Dorénavant, les produits non alimentaires invendus - vêtements, électroménager, produits d'hygiène ou encore de beauté - ne pourront plus être détruits.

Le gaspillage de ces produits est immense: près de 800 millions d'euros de produits non-alimentaires neufs et invendus sont détruits chaque année.

Dans les faits, l'interdiction de destruction des invendus non-alimentaires aura deux dates butoir: l'une en 2021, pour les filières dans lesquelles il y a déjà des dispositifs de gestion des déchets, sur le principe du pollueur-payeur - les produits électriques ou électroniques, les piles, le papier, les emballages, etc. - l'autre en 2023 pour les filières qui en sont dépourvues, notamment les produits d'hygiène.

Présentée comme "une première mondiale", la mesure doit s'appliquer dès fin 2021 pour les produits disposant d'une filière à Responsabilité élargie des producteurs (REP) pour la collecte et le recyclage des produits.

"C'est un gaspillage qui choque l'entendement (.) un gaspillage scandaleux", a souligné Édouard Philippe, venu annoncer la mesure dans un magasin CDiscount dans le 11e arrondissement de Paris.

Nous souhaitons interdire l'élimination des invendus.

Un texte qui portera également sur l'économie circulaire et qui devrait être présenté en Conseil des ministres, au plus tard au mois de juillet. Ce sera une première mondiale.

Cette proposition intervient au moment où l'exécutif veut convaincre de son action en matière d'écologie et répondre aux attentes environnementales des Français, illustrées par une poussée du vote écologiste lors des dernières européennes.

"L'idée à terme c'est qu'il n'y ait plus d'invendus, avec une meilleure gestions des stocks", selon une conseillère.

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