Examens de médecine. Le retour favorable des ministères ne change rien

Evrard Martin
Juin 13, 2019

Il y a deux semaines, nous avons déposé une demande d'audience au ministère de l'Enseignement supérieur, mais malheureusement, après le dépôt de cette demande, le ministre (Said Amzazi) est sorti parler des dispositions à discuter, mais dans le fond il n'y a rien. Lundi, des médias marocains ont diffusé des images de salles d'examens désertées et rapporté que des dizaines de parents d'élèves ont participé à des sit-in de soutien devant les facultés de médecine de Casablanca et Rabat. Selon ladite commission, même les étudiants étrangers se sont montrés solidaires de ce mouvement.

Les étudiants marocains en médecine, en grève depuis trois mois, ont massivement boycotté leurs examens de fin d'année ce lundi pour protester contre les conditions d'accès au concours de spécialisation, a appris l'AFP auprès de leur coordination.

Les ministères de l'Enseignement supérieur et de la Santé n'ont assurément pas réussi à désamorcer la tension au sein des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire malgré le ton lénifiant de leur communiqué commun annonçant la tenue à partir d'aujourd'hui des examens de la session de printemps dans les facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire. Les parents ont aussi demandé le report des examens pour permettre aux étudiants grévistes de mieux les préparer. Et d'ajouter sans ambages, qu'en apportant ces clarifications, le ministère de l'Éducation nationale et le ministère de la Santé affirment que " toutes les voies du dialogue avec les représentants des étudiants ont été épuisés ".

Les deux ministères s'étaient pourtant engagés à mettre en œuvre 14 points ayant fait l'objet d'accord avec les représentants des étudiants sur les 16 questions en litige.

Les deux ministères proposent également la création d'une commission composée des différents intervenants, dont les représentants des enseignants-chercheurs et des étudiants, en vue de modifier ledit décret en vue d'examiner la possibilité de fixer les quotas et supprimer la partie relative au coefficient des épreuves de titre.

Le texte porte notamment sur l'instauration d'un examen national de qualification " dont l'organisation ne diffère pas des examens cliniques actuels ".

Ces deux départements ont donc appelé les étudiants des facultés de médecine, de pharmacie et de médecine dentaire à rejoindre leur établissement et à passer les examens du deuxième semestre conformément au planning fixé à cet effet.

Concernant les étudiants de pharmacie, les deux départements se sont engagés à augmenter le nombre des postes d'emploi destinés aux titulaires du diplôme de docteur en pharmacie, à assurer l'accès des étudiants des cinquième et sixième années d'indemnités de missions, à l'instar de leurs collègues des sixième et septième années de médecine, en plus de l'activation des stages hospitaliers pour les cinquième et sixième années du diplôme de docteur en pharmacie, note le communiqué.

Le gouvernement oblige à présent les facultés de médecine privées, à disposer de leur propre centre hospitalier " au moment de l'obtention de l'autorisation du ministère de l'Enseignement supérieur ". A ceci s'ajoute l'octroi de prime de mission aux étudiants de la sixième année.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL