Forte mobilisation pour soutenir les salariés de General Electric — Belfort

Xavier Trudeau
Июня 25, 2019

Dans le cortège, on trouve aussi des "gilets jaunes". Une immense banderole " Soutien aux salariés de General Electric " s'étalait aussi aux pieds du lion en grès rose de Belfort, sculpté par Bartholdi, aussi indissociable de la cité franc-comtoise que son industrie.

"C'est tout un territoire qui va rentrer en lutte pour dire non à un plan social qui n'a ni queue ni tête!", a lancé Philippe Petitcolin, délégué CFE-CGC, prenant la parole au cours d'une conférence de presse à la mairie de Belfort. Pour cause: annoncé le 28 mai par GE, le plan de sauvegarde de l'emploi envisage la suppression de 1 050 emplois en France, dont 800 dans l'entité belfortaine produisant des turbines à gaz et qui emploie 1 900 personnes. Le maire LR de Belfort souhaite que le plan social "soit modifié" afin de pouvoir "commencer à construire de nouvelles perspectives de diversification (.), que la direction de General Electric diminue le plan social, le remanie et qu'elle apporte des engagements concrets en matière de diversification".

" C'est aberrant comment une boîte qui fait des bénéfices peut supprimer tellement d'emplois!" Les salariés, leurs familles, des sous-traitants de GE ou encore des personnalités politiques sont présents. Début juin, ils avaient aussi bloqué pendant quelques heures une turbine d'une centaine de tonnes à la sortie de l'usine.

Toutefois, en dépit du blocage, "la procédure information-consultation", qui lance officiellement le plan social annoncé fin mai par le groupe américain, "a officiellement commencé ce matin", a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.

"Tous les experts s'accordent à dire que le marché de la turbine à gaz va rebondir rapidement, pour remplacer le charbon, remplacer le nucléaire, pour accompagner la montée en puissance du renouvelable", a insisté samedi Philippe Petitcolin.

Appelant à "préserver les savoir-faire et qualifications ouvrières qui sont concentrés ici à Belfort", Jean-Luc Mélenchon a pointé un "pacte de corruption" qui avait été dénoncé par le député Olivier Marleix (LR). Jean-Luc Mélenchon, le leader de La France insoumise, participe également à cette journée d'action.

"Tout cela s'est passé sous l'autorité, maintenant lointaine, de François Hollande, mais M. Macron avait déjà des responsabilités (...) et maintenant, la chaîne de commandement dans cette entreprise est faite de proches de M. Macron".

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