Heurts à Toulouse dès le début de la manifestation — Gilets jaunes

Claudine Rigal
Juin 16, 2019

Plus d'un millier de personnes - "plusieurs centaines" selon la préfecture - se sont ainsi mises en marche au cri des slogans habituels anti-Macron.

Pourtant, ce samedi se tenait à Toulouse une grande braderie des boutiques du centre-ville, destinée justement à redynamiser leur activité, durement touchée par le mouvement des "gilets jaunes".

Parasitées par celles de Toulouse et Montpellier, la manifestation inter-régionale des Gilets jaunes à Nîmes a tourné court avec seulement une cinquantaine de personnes présent, forcée de quitter rapidement l'esplanade Charles de Gaulle. Un jeune homme blessé lors de la de la manifestation des "gilets jaunes" à Toulouse le 15 juin 2019 et pris en charge par le service des secouristes de rue.

Un appel avait été lancé sur les réseaux sociaux pour faire de Toulouse la "capitale" nationale du mouvement pour ce 31e samedi consécutif de manifestation.

"On avançait joyeusement, on chantait, et d'un coup des dizaines de policiers se sont rués sur nous, arrachant les banderoles et matraquant les manifestants en tête du cortège", raconte Bastien, l'un des manifestants, les yeux rougis. Plusieurs autres manifestants ont livré à l'AFP un récit similaire.

Mais dès le départ du cortège sur le boulevard de Strasbourg, les forces de l'ordre ont dispersé les manifestants en tirant des gaz lacrymogènes.

"On s'est fait fouiller et on nous a dit que l'on risquait une amende allant de 135 € à 700 €", s'insurgent Kévin et Nicolas, deux Albenassiens venus dans le Gard. Ils ont d'ailleurs fait la connaissance d'un américain fervent supporter des gilets jaunes et présent spécialement pour la manif. La préfecture a une nouvelle fois interdit aux manifestants l'accès à la place du Capitole, où va être retransmise samedi soir, sur écran géant, la finale du Top 14 entre le stade Toulousain et l'ASM Clermont Auvergne. Elles étaient 1 100 à Paris, selon les autorités.

Après un regain de mobilisation la semaine dernière, elle baisse à nouveau.

Une mobilisation qui s'essouffle grandement à Bordeaux, également.

" Nos revendications n'ont pas été satisfaites depuis six mois, c'est pour ça qu'on est toujours là", explique Jean-Pierre, 65 ans, retraité de l'Éducation nationale devenu éleveur de chèvres et fabricant de fromages". "Les problèmes fondamentaux n'ont pas changé".

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