Imposition d'une taxe de 5% sur les produits provenant du Mexique — USA

Xavier Trudeau
Июня 3, 2019

Malgré les appels au dialogue, le président américain Donald Trump, qui menace.

Face à cette attaque, le président mexicain Andres Manuel Lopez Obrador a dit vouloir éviter toute escalade, en assurant vouloir user de " beaucoup de diplomatie ". Donald Trump " a démontré une méconnaissance encore plus profonde de l'inconscience de ses actes en menaçant d'imposer des tarifs douaniers au Mexique", quelques heures à peine après avoir lancé le délicat processus de ratification du nouvel accord de libre-échange nord-américain entre les Etats-Unis, le Mexique et le Canada (AEUMC), a poursuivi Mme Pelosi. "Nous jurons que rien ni personne ne brise notre amitié, belle et sacrée", a-t-il insisté.

M. Mulvaney a par ailleurs minimisé l'impact que ces droits de douane pourraient avoir sur l'économie américaine, assurant que "l'inflation (restait) sous contrôle".

'Il est dans l'intérêt de tous qu'il y ait un arrangement, que ces mesures ne soient pas appliquées', a déclaré le président mexicain lors d'une conférence de presse.

Le président des Etats-Unis faisait de la lutte contre l'immigration illégale son cheval de bataille depuis sa campagne présidentielle en 2016.

Donald Trump avait, plus tôt dans l'année, menacé de fermer la frontière mexicaine ou d'imposer des droits de douane sur les voitures importées en provenance du Mexique si les autorités mexicaines n'étaient pas plus actives pour stopper les caravanes de migrants venus d'Amérique centrale. Pour forcer le Mexique à mieux surveiller ses frontières, il utilise donc les taxes commerciales comme arme. Le problème est qu'ils parlent depuis 25 ans.

"Taxman! ", c'est le nouveau surnom donné à Donald Trump qui vient de dégainer toute une nouvelle série de taxes contre les produits fabriqués au Mexique.

Son directeur de cabinet Mick Mulvaney avait déclaré le matin sur la chaîne Fox que "le président (était) on ne peut plus sérieux" et qu'il s'attendait "à ce que les tarifs douaniers passent au moins à 5% le 10 juin".

Le président des Etats-Unis met la pression sur son homologue mexicain, pour que celui-ci durcisse sa politique envers les clandestins candidats à l'immigration.

Le directeur de cabinet de la Maison Blanche a notamment exhorté le Mexique à "sécuriser" sa frontière sud, traversée trop facilement selon l'administration Trump par les milliers de migrants du Honduras, du Salvador et du Guatemala fuyant la misère et la violence dans leurs pays pour demander l'asile aux Etats-Unis.

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