La pire catastrophe de l’histoire musicale cachée pendant plus de 10 ans

Pierre Vaugeois
Июня 14, 2019

Le reportage, publié dans les pages du New York Times Magazine, a révélé que l'incendie avait aussi fait d'autres dommages.

C'est peut-être le plus grand désastre de l'industrie musicale mondiale.

Bill Halley, Chuck Berry et leur rock endiablé, mais aussi les plus grands noms du jazz: Billie Holiday, Louis Armstrong, Duke Ellington.

Certains de ces enregistrements dataient des années 40 et la perte financière pourrait avoisiner les 150 millions de dollars selon le journaliste du New York Times.

Seulement, les journalistes américains ont mis la main sur un rapport confidentiel daté de 2009 dans lequel toutes les pertes sont référencées, expliquant qu'un "colossal héritage musical a été perdu dans les flammes". Au moins aussi grande que les stratégies mises en place par Universal - toujours selon Jody Rosen - pour cacher l'ampleur des dégâts.

Plusieurs artistes ont réagi à ces révélations notamment R.E.M. qui, sur Twitter, a indiqué tout faire pour "savoir ce qui s'est passé et connaître l'effet éventuel sur la musique du groupe".

Les bandes maîtresses sont les enregistrements originaux utilisés pour la fabrication des CD, vinyles, fichiers numériques et autres formats. "La capture la plus fidèle d'un morceau de musique", souligne Adam Block, ancien président de Legacy Recordings, le catalogue de Sony Music Entertainment, dans le New York Time Magazine. Pour des centaines de milliers de titres, elle n'existerait plus.

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