L'abus d'aliments 'ultra-transformés' accroît le risque cardiovasculaire et de mortalité

Evrard Martin
Juin 2, 2019

L'an dernier, un lien avait déjà été établi entre les aliments ultra-transformés et le risque accru de cancer.

Consommer trop régulièrement des plats préparés, comme des soupes déshydratées ou des lasagnes surgelées, pourrait s'avérer dangereux pour la santé.

Une augmentation de 10 points de pourcentage d'aliments ultra-transformés dans la nourriture - en passant par exemple de 15 % à 25 % - est associée à une augmentation de 12 % du risque de maladies cardiovasculaires.

Cependant, les amateurs d'aliments ultra-transformés avaient également d'autres mauvaises habitudes comme le tabagisme. Si le plat ne contient pas d'additif, qu'il soit congelé ou pas, il ne fait pas partie des aliments ultra-transformés. Les résultats ont montré qu'une augmentation absolue de 10% de la proportion d'aliments ultra-transformés dans le régime était associée à des taux significativement plus élevés de maladies cardiovasculaires globales, de maladies coronariennes et de maladies cérébrovasculaires (augmentation de 12%, 13% et 11% respectivement). S'y ajoutent des contaminants provenant des emballages et des contenants en plastique. Elles pourraient ainsi causer [l'obésité- https://www.linfo.re/tags/obesite-129027], l'hypertension artérielle, voire les cancers, selon les deux études parues dans le British Medical Journal ou BMJ. Deux nouvelles études européennes majeures viennent confirmer ce constat. Ce type d'aliments représente plus de la moitié des apports énergétiques dans de nombreux pays occidentaux, selon l'Inserm. Dans la première étude, des chercheurs basés en France et au Brésil ont évalué les associations potentielles entre les aliments ultra-transformés et le risque de maladies cardiovasculaires et cérébrovasculaires (affectant l'approvisionnement en sang du cœur et du cerveau).

Selon la classification Nova reconnue par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), on peut classer les aliments en quatre groupes, en fonction de leur degré de transformation par l'industrie: aliments peu ou pas transformés; ingrédients culinaires (sucre, huile, graisse, amidon); aliments transformés; et aliments ultra-transformés.

Les chercheurs ont travaillé à partir de l'étude NutriNet-Santé qui a réalisé un suivi alimentaire auprès de 100 000 adultes entre 2009 et 2018. Cette étude ne démontre pas toutefois un lien direct entre la consommation de ces plats industriels et l'augmentation des risques cardiovasculaires. Réalisée sur près de 20.000 universitaires âgés de 38 ans en moyenne, les résultats ont montré que la consommation de plus de 4 portions de produits ultra-transformés par jour augmentait le risque de mortalité de 62 %, toutes causes confondues, en comparaison à une consommation plus faible (moins de 2 portions par jour). Elles mettent en garde face aux dangers des plats industriels " ultra-transformés ". Elle a toutefois encouragé les gens à manger des aliments bruts comme les légumes, les fruits, les lentilles ou encore le poisson tout en restant vigilant à la liste des ingrédients notamment à la présence éventuelle d'additifs.

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