Les impôts des ménages baisseront de 27 milliards d'euros sur le quinquennat

Xavier Trudeau
Juin 13, 2019

Au total, les baisses d'impôts des ménages atteindront 27 milliards d'euros durant le quinquennat.

Edouard Philippe prononce mercredi sa deuxième déclaration de politique générale, point de départ souhaité d'un "acte II" du quinquennat Macron, après plus de sept mois de césure entre "gilets jaunes", grand débat national et élections européennes. "Le taux d'imposition de la première tranche de l'impôt sur le revenu, qui regroupe 12 millions de foyers, sera abaissé de trois points". Cela représente un gain moyen de 350 euros pour les 12 millions de foyers qui ne dépassent pas la première tranche, et un gain moyen de 180 euros pour les 5 millions de foyers de la tranche suivante.

L'autre urgence, a-t-il assuré, est celle de la " justice sociale ", à laquelle il a lié la réforme de l'assurance-chômage, qui sera présentée mardi prochain et contient notamment le principe d'un bonus/malus sur les contrats courts et celui d'une dégressivité de l'indemnisation pour les cadres. Il a confirmé que la taxe d'habitation sera intégralement supprimée pour l'ensemble des Français. Pour les 20 % de Français restants, la suppression se déploiera "sur trois années".

Le Premier ministre a toutefois prévenu que ces baisses d'impôts contraindront le gouvernement à "faire des choix pour contenir nos dépenses publiques ". Il a enfin affirmé que " tous les produits en plastique jetables seraient bannis " de l'administration à compter de 2020. Il a annoncé également son intention de réformer le crédit d'impôt de transition énergétique pour l'élargir à ceux qui en ont le plus besoin.

Nous n'avions pas encore connaissance du calendrier.

" Nous rendrons l'école obligatoire dès 3 ans". Et nous limiterons à 24 élèves par classe pour toutes les classes de CP et de CE1 " a déclaré le Premier ministre. "Ce qu'on présente aujourd'hui comme l'acte 2 du quinquennat de M. Macron va être en réalité plus d'austérité (.) Bref, dorénavant tout sera comme auparavant", ironise le député LFI Adrien Quatennens.

" Le projet de loi bioéthique (qui comprend l'extension de la procréation médicale assistée à toutes les femmes), sera adopté en conseil des ministres fin juillet et débattu fin septembre à l'Assemblée", a indiqué Édouard Philippe.

Chez Les Républicains, en plein doute après le pire score de leur histoire (8,5 %) aux européennes, et où la position du groupe était mercredi contre la confiance, les expressions discordantes ont été limitées, seuls un cinquième des députés (soit 22) s'étant abstenus.

De quoi faire davantage de lumière sur le rapport de force existant pour l'exécutif, qui a besoin du soutien d'une large part des sénateurs LR en vue de mettre en place la réforme constitutionnelle, dont la balle est dans le camp du Sénat. "Et le président de la République a la faculté d'interroger directement les Français (par référendum, NDLR) sur la réduction du nombre de parlementaires".

" Notre feuille de route est claire pour l'année qui vient, elle est dense".

Promesse de campagne d'Emmanuel Macron, la question de la PMA, pour l'heure réservée aux couples hétérosexuels infertiles en France, reste un sujet politique sensible, six ans après l'adoption mouvementée de la loi ouvrant la voie au mariage et à l'adoption aux couples de même sexe. Notre pays a besoin d'unité et de respect. " a conclu le Premier ministre".

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