" Pas de problème grave ", selon l’Agence du Médicament — Levothyrox nouvelle formule

Evrard Martin
Июня 16, 2019

Selon l'organisme, qui selon une association de victimes est dans cette affaire juge et partie car à l'origine de ce changement de formule, le médicament nouvelle formule n'a pas provoqué de "problèmes de santé graves" (décès, hospitalisations, arrêts de travail.). Des excipients ont été modifiés afin d'apporter davantage de stabilité au produit.

Conclusions: les résultats "ne mettent pas en évidence d'augmentation spécifique de survenue d'hospitalisations, de décès, d'arrêts de travail d'au moins 7 jours, ni de consommation de médicaments utilisés pour traiter des symptômes somatiques tels que ceux déclarés en pharmacovigilance lors du passage à la nouvelle formule du Levothyrox", précise l'étude. L'étude de pharmaco-épidémiologie, annoncée en décembre 2018 par le ministère de la Santé, a comparé la période entre avril et juin 2017 (à l'arrivée de la nouvelle formule) et la période d'avril à juin 2016 pour les patients prenant l'ancienne formule.

Des analyses complémentaires concernent le groupe de patients (18%) qui ont arrêté la NF fin 2017 pour prendre un autre médicament.

En revanche, l'étude montre "une nette augmentation" (+2 %) des consultations médicales, principalement de généralistes et d'endocrinologues: 360 000 consultations supplémentaires pour l'ensemble de la population traitée en France (près de 3 millions) ont été enregistrées, notamment sur la période d'août à octobre 2017. A cela, s'ajoute la prescription de benzodiazépines, molécule prise pour lutter contre les insomnies et l'anxiété.

"Les résultats ne fournissent pas d'argument en faveur d'un risque augmenté de problèmes de santé graves au cours des mois suivant l'initiation de la nouvelle formule du Levothyrox". Dans l'étude, le risque de décès ne différait pas statistiquement entre les deux groupes "6.355 dans le groupe NF - nouvelle formule (0,6%) et 6.387 dans le groupe AF - ancienne formule (0,6%)". "Chez eux non plus, il n'y a pas eu plus d'hospitalisations", remarque le docteur Rosemary Dray-Spira.

En revanche, ils mettent en évidence une augmentation des recours aux soins ambulatoires et de certaines consommations médicamenteuses. Quelque 2 % ont arrêté la nouvelle formule, avec un arrêt dans leurs remboursements d'un traitement par hormone thyroïdienne.

À partir d'octobre 2017, des alternatives (L-Thyroxin Henning, Thyrofix, Tcap) au Levothyrox, sont devenues disponibles. Dans l'ensemble, la nouvelle formule a entraîné une nette augmentation (+ 31 %) de la fréquence des dosages de TSH, qui contribue à surveiller et adapter le traitement.

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