Tabac : 700 000 Français ont arrêté grâce à la cigarette électronique

Evrard Martin
Июня 28, 2019

"Elle ne semble donc pas devenir, dans la population adulte, un nouveau produit utilisé sans lien avec le tabac" ajoute l'agence sanitaire qui tempère cependant les conclusions à tirer de cette observation en particulier pour les adolescents exclus de cette étude et rappelle que "90 % des expérimentations de tabac ont lieu avant 18 ans". Ils soulignent encore que "l'e-cigarette est très majoritairement utilisée avec l'objectif de réduire sa consommation de tabac ou comme outil pour arrêter le tabac ".

A noter: en 2017 au total, " 32,8 % des 18-75 ans déclarent avoir expérimenté la cigarette électronique, 3,8 % vapotent, 2,7 % quotidiennement ". La durée de l'utilisation de la cigarette électronique a connu une forte hausse. Pour répondre à ces questions, Santé publique France a sondé la perception des Français sur la vapoteuse. Ce que révèlent les chiffres de Santé Publique France et qui est intéressant est de voir que les vapoteurs sont au courant de la moins grande dangerosité alors que les fumeurs sont au contraire persuadés de sa grande dangerosité. "L'effet de nouveauté est probablement passé et l'usage est désormais ancré sur le long terme", écrivent les chercheurs. En moyenne, ils consomment 9 cigarettes par jour contre un paquet avant leur diminution.

Si "ces résultats montrent que, pour certaines personnes, la cigarette électronique a été perçue comme un outil efficace dans leur tentative d'arrêt", les auteurs précisent toutefois qu'à ce jour, la communauté scientifique n'a pas réussi à démontrer clairement son efficacité dans l'aide au sevrage tabagique. Parmi les vapoteurs quotidiens, on trouve 49,5 % d'anciens fumeurs, 10,6 % de personnes qui continuent à fumer occasionnellement et 39,7 % qui continuent à le faire de manière quotidienne. La cigarette électronique, loin d'être anodine pour la santé?

C'est pourquoi les tabacologues considèrent que leur usage est nettement préférable au tabac.

Le Pr Bertrand Dautzenberg, pneumologue, le confirme: "La réduction du nombre de cigarettes est souvent suivie de rechutes". Le problème est que cette réalité a du mal à passer auprès du public: selon ce Baromètre 2017, 40 % des personnes interrogées pensent que l'e-cigarette est aussi nocive que le tabac et même 13,4 % qu'elle est plus nocive! Cela se ressent partout dans le monde et notamment aux États-Unis où San Francisco a interdit ce mardi son utilisation dans la ville. En 2018, le nombre de jeunes utilisant des cigarettes électroniques a augmenté d'un million et demi. Sur ce point, il est intéressant de constater que la conviction d'une nocivité aussi importante de l'e-cigarette par rapport à la cigarette classique est de plus en plus souvent répandue.

D'autres rapports

Discuter de cet article