Vers des conditions d'accès durcies — Assurance chômage

Xavier Trudeau
Июня 9, 2019

"Avec la réforme, les allocataires devront travailler plus longtemps, à savoir 6 mois sur une période de 24 mois", précise le journaliste.

Interrogé par Dossier Familial, le cabinet de la ministre du Travail, Muriel Pénicaud, se refuse à tout commentaire.

Des sources syndicales et patronales confirment à l'agence que l'hypothèse d'une restriction des conditions d'accès était sur la table, tout en indiquant ne pas avoir de détail sur le sujet, n'ayant pas été informés par le ministère.

En 2017, les dépenses d'allocation correspondant à des droits de quatre à six mois s'était élevées à 1,1 milliard d'euros, soit 4% des dépenses d'indemnisation totales, selon l'Unédic.

"On se doutait qu'il pourrait y avoir des mesures très dures, du fait du report des annonces après les élections européennes", a déclaré à AFP Denis Gravouil (CGT).

Selon ses calculs, cela signifie "entre 250.000 et 300.000 personnes" empêchées d'accéder à l'assurance chômage.

Les gouvernement doit aussi déterminer le périmètre d'application du bonus-malus, promis par Emmanuel Macron, qui pénalisera les entreprises abusant des contrats de courte durée en augmentant leurs cotisations chômage et récompenser, à l'inverse, les autres en diminuant leurs cotisations chômage. Suspecté par les partenaires sociaux de vouloir saborder la gestion paritaire de l'assurance-chômage, le gouvernement avait repris la main. Le gouvernement montre qu'il veut supprimer les règles qui pourraient inciter les chômeurs à ne pas retrouver un emploi durable.

L'objectif d'ores et déjà affiché par le gouvernement est de réaliser 1 à 1,3 milliard d'euros d'économies sur trois ans afin de désendetter l'Unedic, tout en incitant au retour à l'emploi.

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