Ces révélations qui fragilisent François de Rugy

Pierre Vaugeois
Juillet 14, 2019

Le ministre est mis en cause pour la location d'un appartement à Orvault (44).

Rennes, 12 juil 2019 (AFP) - François de Rugy, ministre de la Transition écologique au centre d'une polémique sur des dîners fastueux et des travaux dans son logement de fonction, a organisé en mars un dîner avec des "lobbyistes" du monde de l'énergie, affirme vendredi Ouest-France.

"Non je ne lâcherai pas (.) je suis très en colère contre les mensonges ", avait déjà scandé M.de Rugy sur BFMTV/RMC, qui a assuré avoir reçu le soutien du président Emmanuel Macron, mais trouve peu de voix pour le défendre publiquement depuis mercredi. Il s'est en outre engagé le cas échéant à "rembourser chaque euro contesté". Il a aussi protesté contre le fait que sa femme puisse être comparée à "Marie-Antoinette". La préfète Nicole Klein estime que François de Rugy a "voulu sauver sa tête en offrant la mienne", dans un entretien à Ouest-France. Les photos des agapes de François de Rugy et de ses invités choquent parce qu'elles contrastent "avec une situation sociale extrêmement dure, difficile et une attitude du pouvoir en place par rapport à ces mouvements sociaux qui est extrêmement brutale", a-t-il expliqué. C'est ce que le gouvernement veut vérifier, après les révélations de Mediapartsur les dépenses du ministre de la Transition écologique et solidaire, à son poste mais aussi au précédent, à la présidence l'Assemblée nationale.Dès ce vendredi, les services du secrétariat général du gouvernement se sont rendu dans l'appartement de fonction de Rugy, à l'Hôtel de Roquelaure, dans lequel des travaux de rénovation ont été menés pour un montant de 63.000 euros. Sa directrice de cabinet, Nicole Klein, a également été touchée par les révélations du site d'information, ayant occupé un logement social à Paris pendant plus de douze ans alors qu'elle n'habitait plus à la capitale. Conformément à la loi à l'époque, celui qui était alors député n'était pas imposable sur la totalité de son revenu.

Sauvé temporairement, dans l'attente d'une inspection, par le premier ministre, François de Rugy s'est à nouveau défendu ce vendredi. Il a enfin bénéficié de crédits d'impôt liés à la garde d'enfant.

L'ancien porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux, désormais candidat à la mairie de Paris, est allé plus loin encore, déplorant "une image terrible" et réclamant que soit remboursé "ce qui est constitué comme étant des activités privées, si elles le sont". In fine, "il y a deux grands perdants dans cette affaire, l'image de la démocratie et l'écologie", a regretté le patron des Verts.

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