Des risques de fissure sur les ailes des plus vieux A380 — Airbus

Xavier Trudeau
Juillet 9, 2019

"L'aviation est l'un des secteurs les plus réglementés et la sécurité est la priorité absolue dans l'aviation", a-t-il encore indiqué dans un courriel à l'AFP. D'après ce projet de directive, Airbus aurait lui-même alerté l'AESA après la découverte de fissures sur les longerons extérieurs arrière (ORS) des ailes de certains A380 actuellement en service. "Cette condition, si elle n'est pas détectée et corrigée, pourrait réduire l'intégrité structurelle de l'aile", poursuit l'AESA.

De quoi justifier une inspection aux ultrasons de la voilure des A380 les plus anciens, estime l'Agence européenne de sécurité aérienne, qui n'a toutefois pas jugé nécessaire de clouer au sol les appareils.

Sept ans après l'affaire des micro-fissures chez Airbus, l'Agence européenne de sécurité aérienne (AESA) a publié une notification de sécurité le 5 juillet dernier concernant un risque de fissures sur les ailes des A380 les plus anciens. Par ailleurs, l'ASEA explique qu'il s'agit là "d'une action provisoire, limitée aux 25 ensembles d'ailes les plus vieux", précisant que "sur la base des résultats des inspections, d'autres directives de navigabilité pourraient suivre pour des appareils additionnels en service".

L'avionneur a réagi en expliquant que "les directives de navigabilité sont standard dans l'aviation et démontrent le bon fonctionnement du processus de réglementation".

Pour l'heure, ces appareils devront donc être inspectés en externe, mais aussi à l'intérieur des ailes, ce qui peut nécessiter une interruption de service de quelques jours.

Si Airbus avait assuré qu'elles ne posaient pas de problème de sécurité, ces fissures avaient terni la réputation du plus gros avion civil au monde. Les travaux de réparation et de contrôle sur les " super jumbos " avaient en outre été évalués à " au moins un million d'euros par appareil, soit un coût total de 100 millions d'euros " par l'hebdomadaire Der Spiegel. Airbus a stoppé en février la carrière commerciale du superjumbo en mettant fin à sa production. Boudé par les compagnies, le programme avait été maintenu en vie grâce à un ralentissement du rythme de production passé à un exemplaire par mois en 2018, contre un total de 27 sur l'ensemble de l'année 2015.

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