Infos Reuters: Wall Street finit en baisse, Apple pèse

Xavier Trudeau
Juillet 10, 2019

La séance du jour a de nouveau été marquée par une prise de risque limitée. Selon le baromètre FedWatch de CME Group, la probabilité d'une baisse de taux d'un demi-point à la fin du mois n'est plus que de 8%, contre environ 20% il y a une semaine, alors que celle d'un assouplissement d'un quart de point se monte désormais à 92%.

Les commentaires du patron de la Fed seront à cet égard scrutés par le marché ainsi que par le président américain Donald Trump, farouche défenseur des taux bas, qui n'hésite pas à publiquement critiquer le patron de la banque centrale.

Sur le front commercial également très incertain depuis qu'une guerre commerciale a éclaté entre Pékin et Washington, le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer et le secrétaire au Trésor Steven Mnuchin se sont entretenus mardi avec leurs homologues chinois pour tenter de sortir de l'impasse, a indiqué un responsable américain.

Le compartiment de la chimie a lâché 1,21%, pénalisé par BASF.

Dernière manifestation en date de l'impact du commerce sur les entreprises, BASF, géant allemand de l'industrie chimique, a revu à la baisse ses objectifs de résultats 2019 et a annoncé la suppression de milliers d'emplois. A Paris, Renault et ArcelorMittal ont cédé respectivement 2,30% et 5,50%.

Au moment de la clôture en Europe, Wall Street évoluait en ordre dispersé: le Dow Jones reculait de 0,32% tandis que le Nasdaq Composite prenait 0,17% et que le Standard & Poor's 500 était presque stable (-0,06%).

En hausse, le spécialiste britannique de la distribution en ligne Ocado prend la tête du Stoxx 600 (+9,14%) après s'être dit confiant dans ses prévisions malgré la chute de près de moitié de son bénéfice brut au premier semestre.

L'indice élargi S&P 500 baissait de 0,38%, à 2.979,04 points.

A Wall Street, 3M recule de 1,61% après un abaissement de recommandation de RBC, qui cite notamment les pressions macro-économiques en Chine.

L'indice dollar, qui mesure la valeur du billet vert face à un panier de six devises de référence, progresse de 0,1%, toujours soutenu par le rapport mensuel sur l'emploi qui éloigne la perspective d'un geste d'ampleur de la Fed sur ses taux lors de sa réunion du 30 et 31 juillet.

L'euro tombe dans le même temps sur la barre de 1,12 dollar, après être descendu dans la matinée à 1,1192, un creux de trois semaines.

Une enquête publiée mardi par le British Retail Consortium (BRC), principale fédération britannique de la distribution, montre que la croissance de ventes dans le secteur a progressé à son rythme le plus lent depuis un an.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt sur la dette américaine à dix ans montait, à 2,063% contre 2,048% la veille à la clôture.

Le Bund à 10 ans, taux de référence de la zone euro, a terminé en hausse autour de -0,35%.

Le prolongement de l'accord de limitation de la production de l'Opep et les tensions au Moyen-Orient parviennent, mais de peu, à soutenir les cours du pétrole. Vers 17h30, le cours du baril de WTI américain grimpait de plus d'1%. Les "minutes" de la réunion de juin de la Réserve fédérale seront ensuite publiées à 18h00 GMT.

D'autres rapports CampDesrEcrues

Discuter de cet article

SUIVRE NOTRE JOURNAL