Le pétrole reste incertain

Xavier Trudeau
Июля 13, 2019

Les prix du pétrole progressaient mardi en cours d'échanges européens, profitant des tensions géopolitiques avec l'Iran dans un marché qui reste inquiet du niveau futur de la demande.

Vers 15h00 Gmt, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre valait 64,45 dollars à Londres, en hausse de 0,53% par rapport à la clôture de lundi. Le WTI gagnait 1,97%, à 58,97 dollars. "La semaine dernière, il avait perdu 3,5%.A New York, le baril américain de WTI pour livraison en août a gagné 15 cents ou 0,3% pour finir à 57,66 dollars, après avoir lâché 1,6% la semaine dernière".

Le pétrole poursuivait sur sa lancée après sa hausse d'environ 4,5% la veille, alimentée par "une forte baisse des stocks américains et une escalade dans les tensions autour du détroit d'Ormuz", a expliqué Neil Wilson, analyste pour Markets.com.

Les cours ont notamment commencé à grimper après que l'American petroleum institute (API) ait fait état dans son rapport hebdomadaire d'une importante baisse des réserves américaines de brut, confirmée par l'Agence américaine d'informations sur l'Energie (EIA) qui a indiqué une baisse de 9,5 millions de barils de brut durant la semaine dernière.

A Londres, le pétrole est également soutenu par une information Reuters selon laquelle la production d'or noir de la Russie est tombée début juillet non loin d'un plus bas de trois ans, à 10,79 millions de barils par jour (bpj), en raison de la baisse de la production de Rosneft, le premier pétrolier du pays. "Cela est dû à la persistance de problèmes de contamination de pétrole", a expliqué M. Carsten.

Néanmoins la hausse des prix du pétrole était limitée, alors que "l'appétit pour le risque reste mesuré du fait des inquiétudes concernant la croissance mondiale", a souligné Benjamin Lu, analyste pour Phillip Futures.

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