Les chercheurs ont éradiqué le virus sur une souris — Sida

Evrard Martin
Июля 6, 2019

C'est une première mondiale.

Les recherches scientifiques pour éliminer le virus du sida avancent à grand pas. "Ces données apportent la preuve de concept que l'élimination de ce virus est possible", écrivent-ils en introduction de leur étude publiée début juillet dans Nature Communication. Chez l'homme, seuls deux cas de rémission ont été enregistrés dans le monde, dans des contextes très particuliers, non généralisables à l'ensemble des malades. Selon l'un des principaux auteurs de l'étude, cette expérience a permis de démontrer pour la première " que le VIH est une maladie curable ".

À l'heure actuelle, l'arsenal thérapeutique contre le VIH repose sur les antirétroviraux, des médicaments qui, en bloquant diverses étapes du cycle de vie du virus, l'empêchent de se répliquer, évitant ainsi l'apparition de la maladie (le sida, dernier stade de l'infection par le VIH). De plus, de nombreuses années de travaux restent nécessaires afin de transposer ce nouveau potentiel traitement chez l'homme. En revanche, le virus est toujours bien présent dans les cellules du système immunitaire.

Avec cette nouvelle approche, les chercheurs américains sont parvenus à combiner deux stratégies. "C'est ainsi qu'en parallèle, nous avons développé une technique d'édition de gènes avec CRISPR-Cas9 qui permet de sectionner de façon précise les fragments de VIH dans le génome ".

Tout d'abord, ils ont réduit le taux de réplication active du virus dans le sang grâce à des antirétroviraux classiques modifiés avec une technique nommée LASER ART. Seulement, des chercheurs viennent de parvenir à éradiquer le virus du Sida chez la souris, une première qui fait naître de bons espoirs chez les patients atteints.

Malgré ces résultats prometteurs, l'application de ce test sur les humains n'est pas encore pour tout de suite. "Les choses qui fonctionnent chez la souris peuvent ne pas fonctionner chez l'homme", a précisé le Dr Howard Gendelman, directeur du département de pharmacologie et de neurosciences expérimentales à l'université du Nebraska (États-Unis) et coauteur de l'étude. Parmi les difficultés rencontrées, on compte celle de ne pas réussir à détruire tout l'ADN et celle d'un risque de développer un cancer.

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