Libra, l'avènement d'une monnaie privée

Xavier Trudeau
Juillet 7, 2019

Aux États-Unis, le comité de la Chambre des représentants chargé des questions en lien avec le milieu bancaire a officiellement demandé à Facebook de stopper le projet de cryptomonnaie libra, pour laisser les régulateurs en évaluer les risques. "Si les produits et les services comme le libra ne sont pas suffisamment régulés ou supervisés, ils peuvent poser un risque systémique à même de mettre en danger la stabilité financière des États-Unis et du système financier dans sa globalité", commente-t-elle ensuite, rappelant que les cryptomonnaies déjà disponibles ont pu être exploitées à des fins pernicieuses et se trouver au cœur d'entreprises illégales. Néanmoins tous ces arguments n'ont toujours pas réussi à convaincre les utilisateurs.

D'après Mark Zuckerberg, le transfert d'un montant d'argent avec Libra serait aussi facile que d'envoyer une photo. Oui car il faut savoir que Libra n'est pas le projet de Facebook uniquement, mais d'une vingtaine d'entreprises multinationales (dont Facebook) et aussi de grands noms tel que Uber, Spotify, Visa...

En effet, sa valeur est liée à celles des monnaies nationales (Euros, Yen, Dollars...) ce qui lui permettrait d'avoir un taux et une valeur fixe contrairement au Bitcoin.

Dans les jours qui ont suivi, le G7 a annoncé la création d'un groupe de travail sur les cryptomonnaies, dont le Libra de Facebook. Impulsé par la France, qui préside cette année le G7, il entend fixer un cadre "afin que la future cryptomonnaie ne reste qu'un instrument de transaction sans devenir une monnaie souveraine ".

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