On ne peut pas prendre nos jeunes et leurs familles en otage

Xavier Trudeau
Juillet 8, 2019

Selon le ministre Jean-Michel Blanquer, interrogé dans la soirée par TF1, "nous sommes désormais en-dessous de 10.000" copies manquantes, "et donc lundi prochain, les notes définitives qui manquent seront là".

Pendant cette interview, Emmanuel Macron est revenu sur la grève des professeurs lors du baccalauréat. "On ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage", a affirmé dimanche Emmanuel Macron à propos des enseignants qui avaient refusé de rendre des copies du bac a l'occasion d'une interview sur France Info.

" Je pense que le ministre a eu la bonne réaction". "Il faut que le ministre de l'Éducation nationale examine la situation et moi, je ne comprendrais pas qu'il n'y ait aucune sanction", a déclaré l'ex-ministre de l'Education dimanche soir à LCI.

L'édition 2019 de cet examen bicentenaire a été entachée par une affaire de fraude et bousculée par une grève d'enseignants, qui ont retenu des copies ou des notes dans certaines académies.

"Quand on est enseignant on a des droits mais aussi des devoirs". Une solution qui avait divisé au sein de l'Education nationale. "Quand il y a un examen attendu avec angoisse et qui vient sanctionner la fin des études secondaires et l'entrée dans la vie universitaire ou la suite, notre devoir à tous c'est d'être au rendez-vous et c'est de faire ce qu'on doit faire".

Il a cependant assuré que "les choses (étaient) sous contrôle" et que les élèves qui avaient eu des résultats provisoires n'étaient qu'une "toute petite minorité".

Et d'ajouter " 99% de celles et ceux qui font chaque jour l'éducation de nos jeunes ont le sens du devoir, a poursuivi Emmanuel Macron.

"Après la condamnation des pratiques de certains grévistes, le président a mentionné brièvement la question des rémunérations: " La République elle se tient aussi parce que l'on a des enseignants qui, de la maternelle jusqu'au supérieur, avec des rémunérations, je le sais, qui ne sont parfois pas satisfaisantes, des conditions matérielles parfois très dures.", et concernant les professeurs, " Ils sont là, enseignent, éduquent, les savoirs fondamentaux, les valeurs, accompagnent nos jeunes. "Je ne veux pas le laisser salir, écorner", a-t-il conclu.

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