Un nombre de cas diagnostiqués en hausse — Maladie de Lyme

Evrard Martin
Июля 4, 2019

Cette hausse serait due à la fois à une expansion des tiques porteuses de la bactérie et une plus grande sensibilisation des médecins.

La lutte contre la maladie de Lyme est au cœur du plan national dédié.

Une trentaine de parlementaires, députés et sénateurs de tous bords, ont manifesté ce mercredi à Paris, en prévision de cette réunion au ministère de la Santé, afin de dénoncer le " déni " entourant selon eux les personnes atteintes par la maladie.

Une " augmentation significative ", c'est en ces termes que le ministère de la Santé a présenté ce mercredi 3 juillet le bilan de l'année 2018 sur les cas diagnostiqués concernant la maladie de Lyme. De lourdes conséquencesSelon les chiffres de Santé publique France et du réseau de surveillance Sentinelles, l'incidence de cette maladie transmise par les tiques était stable autour de 26.000 nouveaux cas par an entre 2009 et 2014, avant d'augmenter à 33 200 en 2015 et 54 600 en 2016, puis de retomber à 44 700 cas diagnostiqués en 2017. " Des conditions climatiques favorables au développement des tiques et la sensibilisation des professionnels de santé au diagnostic de cette maladie pourraient expliquer cette augmentation ", souligne le ministère en charge de la Santé. Les associations de patients jugent ces chiffres sous-estimés car de nombreux cas ne sont selon elles pas diagnostiqués.

Où en est la lutte contre la maladie de Lyme, transmise par les tiques?

Les tiques sont présentes essentiellement dans les feuillages (arbres, buissons, etc.); les pouvoirs publics préconisent, en cas de balade en forêt par exemple, de porter des vêtements longs, ou de s'asperger de produits répulsifs. Si sa manifestation peut se limiter à une rougeur caractéristique autour de la morsure, elle provoque dans certains cas des troubles invalidants et douloureux, notamment neurologiques, articulaires et musculaires. Lesquels devraient participer à l'élaboration de recommandations nationales de prise en charge des patients pour tout le territoire. La Direction générale de la santé (DGS) qui a annoncé que 5 établissements ont été retenus en France pour devenir des "centres de référence pour la prise en charge des maladies vectorielles à tiques", dont le CHU de Clermont-Ferrand associé au CHU de Saint-Etienne.

D'autres rapports

Discuter de cet article