Des associations reprochent à PBLV de prendre parti pour la GPA

Pierre Vaugeois
Août 9, 2019

Selon elles, la série phare de France 3 présente une image "favorable" de la gestation pour autrui (GPA). La production, habituée à traiter des sujets de société clivants, n'a pas donné de réponse. Ce dernier estime que "Plus belle la vie"banalise le recours à la GPA par le biais d'arguments fallacieux" et masque "la situation réelle de la GPA dans le monde: un système d'exploitation des plus pauvres au profit des plus riches par le biais du tourisme procréatif, renouvelant les pratiques de trafic triangulaire en Asie, Afrique et 'pays développés'".

"Les auteurs (e) s du communiqué regrettent ne pas retrouver dans cette séquence la " justesse de ton habituelle " de la série, pourtant " bien connue pour sa capacité à présenter les questions sociales avec nuance et une fine connaissance des sujets ".

Les associations, parmi lesquelles on retrouve L'amicale du nid ou les Chiennes de garde, demandent que la production de la série "rappelle, de façon explicite, l'interdiction de la GPA".

Car selon elle, même si la série prévoit que cette GPA soit en fait "une escroquerie", comme l'indique leur communiqué, cela "n'exonère pas la production (.) de sa responsabilité quant à la mise en avant médiatique d'un acte répréhensible parce que contraire au principe de non-commercialisation du corps humain". "Il vise à rendre acceptable une pratique d'exploitation du corps des femmes, interdite en France et dans la plupart des pays d'Europe", a déploré l'association féministe. Elle cite notamment le "recours à une jeune femme médecin comme caution pour rendre la pratique socialement acceptable ". Une quinzaine de saisines ont été déposées, a confirmé le régulateur. En 15 années d'existence, "Plus belle la vie" a abordé de nombreuses questions de société comme la transidentité, le handicap ou encore le mariage pour tous.

Si la série "Plus belle la vie" fait les belles heures de France 3, l'une des dernières intrigues de la saga fait actuellement polémique. Le feuilleton devrait bientôt s'attaquer aux élections municipales, avant celles qui auront lieu en mars 2020.

"On ne fait jamais de propagande."

"On va poser la question de la marchandisation du corps, à laquelle on est très sensibles", a souligné le producteur Sébastien Charbit. "L'histoire va se dérouler sur quatre semaines avec plusieurs points de vue, comme toujours dans PBLV", a-t-il précisé sans vouloir dévoiler la fin.

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