International: Renault et Nissan en négociations

Xavier Trudeau
Août 8, 2019

Alors que Renault et Nissan travaillent à résoudre leurs différends, "les circonstances nécessaires pour avancer pourraient se mettre en place", a indiqué Mike Manley au Financial Times.

Chez Nissan, Masakazu Toyoda semble pousser très loin ses revendications en demandant que Renault abaisse sa participation à 5 % ou 10 % du capital. Ce travail de fond, qui implique également l'État (premier actionnaire de Renault avec 15%), pourrait aplanir les difficultés entre les deux partenaires.

Après plusieurs mois de discussions entre les deux groupes, un projet de fusion pour former le numéro 3 mondial de l'automobile avait échoué début juin. Un mail daté du 12 juillet suggère qu'un protocole d'accord entre Renault et Nissan aurait été trouvé ce qui pourrait être annoncé en septembre. L'objectif est d'une part le rééquilibrage des parts détenus par Renault dans Nissan (43%), le constructeur japonais ne possédant lui que 15% dans le capital du groupe français.

La finalité de ces tractations consiste justement à apaiser certaines tensions et à ainsi lever la réticence de Nissan à un projet de fusion avec FCA alors que le partenariat franco-japonais est déjà éprouvé par l'éviction de son bâtisseur Carlos Ghosn arrêté fin 2018 pour des malversations financières présumées.

Interrogé vendredi, Nissan n'a pas souhaité "commenter sur des spéculations". Renault n'avait pas dans l'immédiat répondu aux sollicitations de l'agence.

Mike Manley, administrateur délégué de Fiat Chrysler Automobiles (FCA), a déclaré que le constructeur automobile italo-américain était prêt à discuter alliance avec des concurrents, Renault en tête, tout en ajoutant que le groupe pouvait également poursuivre sa route en solo. "Nous ne parlons pas à FCA", avait-il affirmé.

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