Le CIO alerte l’Italie sur une possible exclusion des Jeux olympiques 2020

Solenn Plantier
Août 7, 2019

Le texte indique dans son chapitre 4 que tous les comités nationaux olympiques doivent être autonomes politiquement et que le CIO a le pouvoir de suspendre un comité national olympique pour assurer "la protection du Mouvement olympique". Celles-ci pourraient aller dans le pire des cas à une exclusion de l'Italie des Jeux olympique (JO) de 2020. En cause, un projet de loi qui menacerait l'indépendance du Comité olympique italien (Coni).

Le CIO a exprimé ses inquiétudes dans un courrier.

"Le CONI ne devrait pas être réorganisé par des décisions unilatérales du gouvernement " tonne le CIO dans cette lettre, ajoutant que "les domaines liés aux activités du CONI devraient être déterminés conjointement avec eux, conformément à la Charte Olympique ". Afin d'arrondir les angles, le CIO assure se tenir à la disposition des autorités italiennes pour organiser dès cette semaine une réunion à Lausanne. Contactée par l'AFP, une source proche du CONI a estimé que " la situation est compliquée ". Cette loi vise à réformer l'organisation du sport en Italie et pourrait affecter l'autonomie du Comité Olympique Italien (CONI). Des textes de loi susceptibles de mettre en péril l'indépendance du CONI sont évoqués dans le document. Le gouvernement italien dispose d'un an maximum pour approuver les décrets d'application concrets de cette loi. "Maintenant, il y a la seconde partie du travail à faire (.) avec les décrets législatifs et d'application (.) Dans ce cadre nous allons clarifier les doutes qui naissent d'un malentendu, comme le démontre la lettre du fonctionnaire du CIO", a déclaré Giancarlo Giorgetti, secrétaire d'Etat chargé des sports et, surtout, bras droit de Matteo Salvini, chef de la Ligue et homme fort du gouvernement.

Le débat surgit moins de deux mois après la désignation fin juin de Milan-Cortina d'Ampezzo pour l'organisation des Jeux olympiques d'hiver 2026, aux dépens de Stockholm.

Si l'Italie était suspendue pour ingérence gouvernementale comme le prévoit l'article 29 de la charte olympique, il s'agirait de la première grande nation à subir une telle sanction depuis l'Inde en 2012. Ses athlètes avaient participé sous drapeau neutre aux JO de Rio-2016 avant la levée de la suspension en juillet dernier. L'instance basée à Lausanne a également tenu à rappeler au CONI et au gouvernement italien que "l'autonomie du sport est formellement établie dans une résolution de l'Assemblée générale des Nations Unies adoptée à New York en octobre 2014 ".

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