L'ONU appelle les belligérants à une trêve humanitaire — Libye

Claudine Rigal
Août 11, 2019

Les belligérants en Libye ont donné leur accord, samedi, sur le principe d'une trêve pendant les festivités de l'Aïd, donnant l'espoir d'un répit pour ce pays, qui a connu le même jour un attentat meurtrier contre un convoi de l'ONU. Le gouvernement d'union nationale a lui aussi accepté la trêve, sous conditions.

Un gouvernement parallèle est installé dans l'est de la Libye et soutient le maréchal Khalifa Haftar, l'homme fort de la région, qui a lancé une offensive le 4 avril avec son autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) pour tenter de s'emparer de la capitale Tripoli (ouest).

Ce gouvernement, reconnu par l'ONU et basé à Tripoli, réclame que la trêve concerne "toutes les zones de combats, avec cessation des tirs directs et indirects et de tout mouvement de troupes".

Celui-ci demande également "l'interdiction des vols et des survols de reconnaissance dans la totalité de l'espace aérien, ainsi que de tout départ d'avion des bases aériennes".

Deux membres du personnel de la Mission d'Appui des Nations unies en Libye (MANUL), un libyen et un fidjien ont péri samedi dans l'explosion qui s'est produite près du centre commercial dans le quartier d'al-Hawari à Benghazi (Est).

Aucune revendication n'a pour l'instant été émise pour cet attentat qui a aussi fait 8 blessés, dont un enfant.

Cette attaque survient moins d'un mois après qu'un attentat similaire à Benghazi a visé les obsèques d'un ancien officier des forces spéciales libyennes, tuant une personne et blessant huit autres, rappelle l'AFP. L'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salame, a déclaré qu'un cessez-le-feu de vacances devrait être suivi d'une conférence internationale pour mettre fin à la guerre qui a entraîné une escalade de l'intervention étrangère.

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