Repenser les règles du commerce pour contrer une extinction " sans précédent "

Claudine Rigal
Août 21, 2019

D'ores et déjà, le projet d'interdire la vente des éléphants serait, selon Le " Monde ", sur de bonnes voies.

Une grande majorité des pays signataires de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (Cites) a décidé, dimanche 18 août, de limiter drastiquement les ventes d'éléphants sauvages d'Afrique. Les Etats ont notamment interdit la capture pour des structures de maintien en captivité (parcs zoologiques, parcs de loisirs.), une pratique considérée comme " cruelle " par les défenseurs de la cause animale.

La proposition, qui a rassemblé quarante-six votes pour dix-huit contre et dix-neuf abstentions, a donc atteint dans l'une des deux commissions, la majorité des deux tiers requise pour être adoptée.

Seules les ventes d'éléphants destinées à les maintenir dans leur environnement naturel seront encore autorisées.

"Cette décision va sauver un nombre important d'éléphants arrachés à leurs familles dans la nature et contraints de passer leurs vies emprisonnés dans des zoos dans des conditions médiocres", s'est félicité Iris Ho, du groupe de protection animale Humane Society International (HSI) à Washington, citée dans un communiqué. Selon la HSI, le Zimbabwe aurait ainsi capturé et vendu plus de 100 bébés éléphants à des zoos chinois en l'espace de sept ans. Suivant la réaction de Cassandra Koenen, responsable au sein de la société mondiale de protection des animaux (WSPA), " cette décision préliminaire affirme que les éléphants n'appartiennent pas à l'industrie du divertissement ".

" Un nombre considérable de trophées d'espèces (relevant) de l'annexe 1 (du traité) sont commercialisés chaque année, dont les trophées d'espèces figurant sur la liste rouge de l'IUCN (Union internationale pour la conservation de la nature) en tant qu'espèces ne subsistant plus à l'état sauvage, gravement menacées (ou) en danger d'extinction, vulnérables ou proches des seuils de menace ", souligne la lettre.

Venus de plus de 180 pays pour débattre de 56 propositions qui visent à modifier le degré de protection accordée aux animaux ainsi qu'aux plantes, des milliers de délégués, responsables et experts sont réunis depuis samedi à Genève, en Suisse, pour le premier vote de la conférence de la CITES de l'ONU qui s'achève le 28 de ce mois.

En mai dernier, l'ONU alertait dans un rapport sur le sort d'un million d'espèces menacées de disparaître.

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