Un G7 critiqué par la délégation de Donald Trump, deux visions s'affrontent

Xavier Trudeau
Août 26, 2019

" a déclaré ce samedi le chef de l'État lors d'une allocution aux Français avant l'ouverture du G7 à Biarritz". Elles sont environnementales partout dans le monde avec le réchauffement climatique, et récemment au Brésil avec les incendies en Amazonie.

Mais deux heures plus tard, Donald Trump a jeté un pavé dans la mare en lançant un lapidaire " je n'ai pas discuté de cela ". Des questions qui seront abordées dans un contexte plus qu'électrique sur place, où les opposants (parmi lesquels des Black Blocs) se sont organisés. Celui de médiateur international au carrefour des crises mondiales.

Le compromis de Vienne, signé il y a quatre ans, était censé permettre à l'Iran de normaliser ses relations avec les pays occidentaux, avec les bénéfices économiques que devaient en découler, en échange de garanties sur son programme nucléaire. Accord avec le Japon, négociations avec le Royaume-Uni, commentaires incendiaires dans la guerre commerciale Etats-Unis-Chine.

Ces différences d'approche et de caractère des deux hommes ne sont d'ailleurs pas sans risque pour le président français.

Souhaitant depuis plusieurs mois s'imposer comme le médiateur entre Téhéran et les autres signataires de l'accord sur le nucléaire, le président français Emmanuel Macron et son équipe diplomatique ont fait un véritable faux pas ce 25 août, et se sont (de nouveau) fait rappeler à l'ordre sans ménagement par leur partenaire américain.

Il parle même à la télévision d'une "communication commune vis-à-vis de l'Iran".

"Je veux appeler au calme et à la concorde", a déclaré Emmanuel Macron. Hier, dans la soirée, Paris a annoncé que les dirigeants du G7 auraient confié une mission de médiation à Emmanuel Macron, qui s'entretient régulièrement avec son homologue iranien, afin "d'éviter à tout prix que l'Iran se dote de l'arme nucléaire" et "d'arrêter l'escalade dans la région", selon la présidence française.

Ce "very big trade deal" ("énorme accord commercial") verra le jour "assez vite", a-t-il promis.

Il n'y a pas eu d'avancées non plus sur la taxation des géants américains du numérique, pomme de discorde entre la France, qui a voté une taxe sur leur chiffre d'affaires sur le territoire, et les États-Unis, qui menacent de taxer les vins français en représailles. "Dans le cas contraire, personne ne lui en voudra", note-t-il.

Enfin, un avion gouvernemental iranien a atterri ce dimanche après-midi à l'aéroport de Biarritz, a confirmé l'Elysée.

M. Macron a rencontré vendredi à Paris le chef de la diplomatie iranienne qui a estimé que les choses allaient "dans la bonne direction".

Sur l'Amazonie par exemple, dimanche soir, le G7 n'avait pas encore pris les mesures d'urgence promises par le président français, un dossier test à la fois pour l'efficacité du G7 et pour la méthode Macron.

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