Un homme noir, une corde, des policiers: vif émoi en Amérique

Claudine Rigal
Août 7, 2019

Pour dautres, le cliché rappelle les heures les plus sombres de l'histoire américaine, la période de l'esclavage.

"Même s'il s'agit d'une technique enseignée et la meilleure des pratiques dans certaines circonstances, j'estime que nos agents ont pris une mauvaise décision ", a déclaré le responsable policier sur Facebook, reconnaissant la perception négative qui entoure cette photo.

Sur la photo que nous vous proposons de retrouver ci-dessus, vous pouvez observer deux policiers à cheval, tenant un suspect de couleur de peau noire au bout d'une corde.

De nombreuses personnes ont demandé que les agents soient sanctionnés voire renvoyés de la police pour avoir infligé à Donald Nelly ce traitement dégradant, rappelant les esclaves enchaînés, les Noirs lynchés ou encore les condamnés volontairement exhibés sur la voie publique. De nombreux internautes se sont en effet dits choqués par cette photographie devenue virale, évoquant, selon eux, l'époque abhorrée des lynchages dans l'Amérique esclavagiste. Adrienne Bell, candidate démocrate au Sénat du Texas, est l'une des premières à avoir dénoncé "une scène qui suscite de la colère, du dégoût et des questions au sein de la communauté". "Un homme noir traîné par une corde par des agents de police, en 2019. Ce moment exige de la responsabilité, de la justice et honnêtement, on doit dénoncer ce dont il s'agit: du racisme à l'œuvre ".

Dans la publication, partagée par la police sur les réseaux sociaux, on apprend que l'individu interpellé s'appelle Donald Neely, 43 ans. Mais alors qu'il aurait dû être emmené au poste de police a bord d'un véhicule motorisé, il s'est retrouvé tiré par deux agents de la police montée.

Vernon Hale a admis que ses hommes avaient fait preuve d'une "erreur de jugement" et a fustigé les précautions "dispensables" qu'ils avaient prises.

Le chef de la police a fait savoir qu'il avait décidé de mettre un terme à cette méthode pour convoyer des personnes interpellées.

"Tout d'abord, je dois m'excuser auprès de Monsieur Neely pour cet embarras inutile". Et cela ne fait aucunement sens.

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