Un livre de Yann Moix qui soulève des polémiques familiales — Orléans

Pierre Vaugeois
Août 20, 2019

Dans son autobiographie titrée "Orléans", ville de son enfance, l'écrivain et ancien chroniqueur des "Terriens du samedi" se confiait sur son enfance difficile, parfois violente. Dépeint comme un père violent et intransigeant par son célèbre fiston, José Moix dressait le portrait d'un "ado dur" à son tour, auprès de nos confrères. Une affirmation qu'il avait déjà faite dans " Panthéon " en 2006.

Il y reviendra ensuite quelques années plus tard devant les caméras et à plusieurs reprises.

"Tout d'abord, je tiens à dire que notre fils n'a jamais été battu", réfutait-il, catégoriquement. Néanmoins, il souligne que "la notion d'enfant battu a évolué entre les années 1970-1980 et aujourd'hui", où la fessée est désormais interdite.

Il reconnait ainsi avoir donné "une bonne paire de claques" à son fils, lorsque celui-ci le "méritait", "comme cette fois où Yann a tenté de défenestrer son frère du premier étage" ou qu'il "a mis la tête d'Alexandre (son frère) dans les WC et a tiré la chasse d'eau". "Et peut-être qu'au fond, si j'avais été moins sévère, il n'en serait pas là où il est aujourd'hui, vu ses fréquentations de l'époque", se justifie le père de l'écrivain. Notamment, il raconte avoir été battu à coups de rallonges électriques, forcé à " manger ses excréments", ou encore avoir été poursuivi par sa mère, armée d'un couteau et menaçant de le tuer. "Prétendre cela relève de la psychiatrie, ce n'est pas possible!"

Mais ses parents, eux, n'ont jamais eu l'occasion de répondre à ses accusations. Mais jamais je n'aurais été capable de faire manger ses excréments à mon fils.

Le père estime aussi avoir prouvé l'amour qu'il porte à sa progéniture en lui payant Science Po ainsi que les loyers d'un appartement à Paris jusqu'à ses 30 ans pour qu'il puisse poursuivre ses études.

"Vous pouvez d'ailleurs les contacter, pour vous en convaincre... S'il y avait bien eu maltraitance, il y aurait forcément eu quelqu'un pour le remarquer, et alerter les services sociaux ". Il a été testé. Agacé par les accusations de violence pesant contre lui, José Moix est sorti de sa réserve pour la première fois dans les colonnes de La République du Centre, le 17 août dernier. "Il a toujours fui", regrette José Moix.

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