Washington ordonne le gel total des biens du gouvernement vénézuélien

Claudine Rigal
Août 7, 2019

Washington accentue la pression sur le dirigeant socialiste après avoir annoncé, lundi, un gel total des biens du gouvernement vénézuelien aux Etats-Unis.

"J'ai déterminé qu'il était nécessaire de bloquer les propriétés du gouvernement du Venezuela en raison de la poursuite de l'usurpation du pouvoir par le régime illégitime de Nicolas Maduro", a déclaré le chef d'État dans une lettre envoyée par la Maison Blanche à la présidente démocrate de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi.

Ces biens " ne peuvent pas être transférés, payés, exportés, retirés ou manipulés", précise le décret présidentiel.

L'embargo, qui fait suite à des mois d'escalade de sanctions imposées aux personnes et entités gouvernementales du régime Maduro, gèle tous les biens et avoirs du gouvernement vénézuélien et de ses représentants et interdit toute transaction avec eux, y compris la Banque centrale vénézuélienne et la société pétrolière d'État, PDVSA. Les Etats-Unis, suivis par une cinquantaine de pays, ont été les premiers en début d'année à reconnaître comme président par intérim le chef de l'opposition vénézuélienne Juan Guaido.

Si cette nouvelle sanction n'est pas anodine (il s'agirait selon le Wall Street Journal de la "première action de ce genre contre un gouvernement de l'Hémisphère ouest depuis plus de 30 ans"), elle s'inscrirait dans une volonté plus globale. Cela mettrait le Venezuela au même niveau que des pays comme la Corée du Nord, l'Iran, la Syrie et Cuba.

Oui, je l'envisage, a répondu le président républicain, sans donner davantage de détails. Il s'agit des sanctions les plus importantes contre Caracas décidées par l'administration américaine. Plusieurs responsables de l'administration Trump, dont le conseiller national pour la sécurité, John Bolton, et le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, devraient participer à cette réunion qui discutera des moyens de "restaurer la démocratie" au Venezuela, selon le gouvernement péruvien.

Celui que le locataire de la Maison Blanche lui-même présente comme "un faucon" qui, "si ça ne tenait qu'à lui [.] s'en prendrait au monde entier en une seule fois", n'a pas fait mystère de ses intentions.

Assisteront également au sommet des délégations de France, du Royaume-Uni, d'Allemagne ou encore d'Israël. D'autres, et non des moindres, ont décliné les invitations qui leurs ont été adressées en juin dernier, tels que la Russie, la Chine ou la Turquie.

Une conférence internationale réunissant une soixantaine de pays se tient mardi à Lima, au Pérou, pour tenter de trouver une solution pacifique à la crise politique au Venezuela, en l'absence des alliés du président Nicolas Maduro.

Après des contacts exploratoires entre les deux camps et une première rencontre à la mi-mai à Oslo, les discussions ont repris à La Barbade depuis le 8 juillet.

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