Afrique du Sud : les violences xénophobes condamnées par le président

Claudine Rigal
Septembre 6, 2019

Cette flambée de violences suscite inquiétude et colère dans plusieurs pays africains qui comptent de nombreux ressortissants en Afrique du Sud.

Les habitants de Lubumbashi ont organisé des manifestations hostiles devant le consulat de l'Afrique du Sud, pour exprimer leur désapprobation des actes de xénophobie contre les africains dans ce pays. Des pays comme le Nigeria, communauté fortement touchée dans cette affaire, la République Démocratique du Congo (RDC), le Congo Brazzaville, le Zimbabwé et la Tanzanie, ont, à travers leurs représentations diplomatiques, signifier leur mécontentement face à la situation. Il n'existe aucun Zimbabwéen qui possède des grandes fermes dans lesquelles il n'a employé que des Zimbabwéens", a indiqué le président de la ligue de jeunesse du Congrès national africain (ANC) en 2008 qui a insisté que les industries sont "contrôlées par les Blancs qui emploient des étrangers et leur paient un maigre salaire.

Le gouvernement nigérian avait annoncé dès lundi vouloir prendre des "mesures décisives" contre l'Afrique du Sud, où des attaques et des pillages de commerces, plus ou moins visés contre les étrangers se sont propagées comme une traînée de poudre aux quatre coins du pays et ont fait 7 morts depuis le début de semaine.

La situation s'est progressivement normalisée, mercredi, à Johannesburg, principale ville sud-africaine, sous haute surveillance policière après trois jours d'émeutes.

Copyright de l'image AFP Image caption La police a tiré des gaz lacrymogènes pour tenter de disperser les émeutiers.

" Il y a beaucoup d'histoires qui tournent sur des Nigérians qui ont été tués, qui sautent de bâtiments et qui sont brûlés. Je veux que cela cesse immédiatement", a ordonné le chef de l'Etat à l'endroit de sa population.

Sa compatriote, Tiwa Savage (8 millions d'abonnés sur Instagram) a, elle, annulé l'un de ses prochains concerts à Johannesburg: "Je refuse de voir mon peuple massacré en Afrique du Sud".

"Nous devons venger la mort de nos citoyens en Afrique du Sud", a dit Joseph Tasha, un manifestant.

L'invité Afrique de BBC est Marc Gbaffou, président de African Diaspora Forum en Afrique d "Réveillez-vous Afrique du Sud!"

Burna Boy a assuré avoir été victime de racisme antinigérian en Afrique du Sud en 2017 et de ne plus y avoir mis un pied depuis.

D'abord resté cloitré dans un silence révélateur, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fini par condamner ces incidents.

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