Décès de Philippe Pascal, chanteur emblématique de Marquis de Sade

Pierre Vaugeois
Septembre 13, 2019

Philippe Pascal a ensuite fondé le groupe Marc Seberg, puis s'est tourné vers le blues avant de retrouver son vieux complice Frank Darcel pour reformer, en 2017, Marquis de Sade sur la scène du Liberté à Rennes. Selon des informations révélées par nos confrères du Télégramme, le corps sans vie de l'artiste aurait été retrouvé par sa compagne dans leur domicile.

Une enquête est ouverte pour faire la lumière sur les circonstances de la mort de Philippe Pascal. "On avait fait un super concert avec eux il y a deux ans en septembre (2017)".

Un nouvel album de Marquis de Sade était en préparation pour 2020.

"Ils ont commencé en 1977-1978, c'était l'esprit du punk rock très rock, ça changeait de ce que l'on écoutait avant, c'était des mecs avec de l'énergie, à l'époque il y avait Joy Division, Iggy pop. Le marquis de Sade, eux, ils étaient particuliers", explique M. Brossard.

Le groupe, fer de lance de la scène rock rennaise, produira deux albums en quatre ans "Rue de Siam" et "Dantzig Twist". C'est sur les bancs de l'université de Rennes qu'il avait créé avec son pote Franck Darcel le groupe Marquis de Sade.

Groupe froid et intellectuel, la formation trouve ses influences dans le rock new-yorkais de Television, du Velvet Underground ou des Feelies. Mais elle a aussi souvent été comparée aux Britanniques de Joy Division, du fait de la gestuelle mécanique de Philippe Pascal qui évoquait étrangement celle de Ian Curtis, chanteur du groupe de Manchester.

Leur reformation était attendue depuis longtemps mais les différends artistiques entre le guitariste Frank Darcel et le magnétique chanteur Philippe Pascal, qui avaient fait imploser le groupe en 1981, avaient laissé planer le doute sur une possible réunion du groupe un jour. Les autres membres avaient peu à peu abandonné la scène. C'est un véritable triomphe et un CD du live est édité dans la foulée, une dizaine de dates leur sont alors proposé et le groupe donne les mois suivants des représentations à guichets fermés à l'Opéra de Strasbourg, aux Vieilles Charrues, ou encore au festival Mythos, à Rennes. "A vrai dire je ne sais rien", a-t-il expliqué.

Enfant de la balle - son père était musicien de jazz -, Philippe était né en 1956 en Algérie, avant que la famille ne vienne s'installer quelques années plus tard en Bretagne.

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