Des chercheurs belges ont débusqué la cachette du virus du sida

Evrard Martin
Septembre 20, 2019

La voie de la guérison du VIH demeure essentielle, même si elle est particulièrement complexe. Pour pouvoir parler de guérison, cette petite quantité de virus toujours présente dans le corps malgré le suivi régulier du traitement, doit être éliminée. Ils ont identifié où se cache le virus lorsqu'il est combattu par les traitements anti-VIH.

Grâce à une étude innovante du docteur Marie-Angélique De Scheerder et du professeur Linos Vandekerckhove (UZ Gent), on peut désormais localiser plus clairement le réservoir viral: " Le VIH se cache dans des cellules immunitaires spécifiques du corps et reste ainsi sous le radar. Si le VIHn'est aujourd'hui plus considéré comme une maladie mortelle mais comme une affection chronique, il reste que ce virus est une maladie contrôlée dont on ne peut jamais totalement guérir.

Cette découverte scientifique, présentée mardi à Gand, pourra aider à approfondir les recherches sur le VIH. "Notre étude montre que, contrairement à ce que l'on pensait, les cellules immunitaires qui se divisent beaucoup sont co-responsables de ce réservoir viral". "Ils montrent en outre que le rebond viral ne provient pas d'un seul organe ou type de cellule spécifique mais bien de différents types de cellules et parties du corps, comme le sang, les ganglions lymphatiques et le tissu intestinal".

"La médication contre le VIH a énormément évolué ces dernières années, ce qui permet aux patients qui prennent de façon très régulière 1 comprimé par jour de maintenir le virus sous contrôle durant toute leur vie" expose l'université flamande dans un communiqué, notamment relayé par la RTBF. La stigmatisation des séropositifs subsiste néanmoins. "Les risques de maladies cardiovasculaires et de cancer sont donc plus élevés chez les patients séropositifs". Pour ce faire, ils ont analysé le virus présent chez onze patients volontaires, qui ont arrêté leur traitement le temps de faire réapparaître le Sida. Des échantillons ont dans une première phase été prélevés. Ainsi, en comparant ce virus résurgent au virus résiduel provenant d'échantillons de différentes cellules et parties du corps, ils ont ainsi réussi à mettre en évidence l'origine du réservoir viral. Ce qui était jusqu'ici impossible puisqu'on ignorait où se cachaient ces résidus de virus.

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