Gilets jaunes : regain de mobilisation et de violences pour l'acte 43

Pierre Vaugeois
Septembre 10, 2019

Dans notre article Lire ICI Joanny Brun, le Président de l'association les Gilets Jaunes 21 faisait le point pour Infos-Dijon sur les objectifs de cette rentrée et de la manifestation prévue ce samedi 7 septembre à Dijon. Le préfet de la région Normandie avait pris un arrêté interdisant toutes manifestations et rassemblements en centre-ville de Rouen samedi de 10h00 à 22h00, comme c'est le cas depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" "pour protéger les commerces", dans une ville où cette fronde sociale a été particulièrement vive. En marge de la manifestations quelques heurts ont éclaté en début d'après-midi. Des incidents ont vite éclaté avec les forces de l'ordre.

À Paris, les Champs-Élysées ont assisté au retour de quelque 800 Gilets jaunes, sans violence ni dégradations.

A Rouen aussi, où tout rassemblement était interdit dans le centre-ville, des heurts ont éclaté lors de la manifestation de 500 "gilets jaunes", soutenue par la CGT de Seine-Maritime, conduisant à 26 interpellations et 111 verbalisations, selon la préfecture. Près de 700 gilets jaunes ont déambulé dans Toulouse toujours en manifestant sans autorisation.Quelques dizaines d'entre eux ont créé des dégradations, jets de projectiles et jets d'acide sur nos collègues. Les forces de l'ordre ont alors chargé le cortège pour le disperser.

À Montpellier (sud) samedi, le cortège de 1.500 (selon la préfecture) à 3.000 manifestants (selon les organisateurs) peinait à se rassembler en milieu d'après-midi.

Les statues de la fontaine des Trois Grâces, emblématiques de la place de la Comédie, ont été recouvertes d'un gilet jaune et d'une banderole "ADP-FDJ, La France n'est plus à vendre", en référence à la privatisation annoncée des Aéroports de Paris et de la Française des jeux.

Touristes et Montpelliérains faisant leurs courses de rentrée semblaient médusés par la tournure des évènements et par les nuages de gaz lacrymogènes qui planaient sur le centre-ville: "what's going on?" Plusieurs vitrines ont été brisées, et des poubelles incendiées. Certains manifestants ont regretté de n'avoir pu approcher le Parc des Expositions, où se tient pendant deux jours, sous très haute surveillance policière, le Campus des Territoires de la République en Marche (LREM). "Toutes les rues des quartiers riches nous sont interdites".

Hervé, gilet jaune de la première heure, s'est félicité auprès de l'AFP de "la mobilisation de rentrée extra à Montpellier malgré la répression".

"À Toulouse, le cortège, de plusieurs centaines de " gilets jaunes ", selon un journaliste de l'AFP, était bien plus important que les derniers samedis, traduisant selon de nombreux manifestants une " reprise " de la mobilisation". Ce dimanche, une nouvelle manifestation, non autorisée par la préfecture, est organisée dans la capitale, à l'appel des femmes Gilets jaunes.

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