Peu de bénéfices mais des risques avérés — Cryothérapie

Evrard Martin
Septembre 10, 2019

Après analyse de la littérature scientifique publiée sur ce sujet et des témoignages d'experts ou de patients, le rapport de l'Inserm conclut que les résultats en faveur d'un effet positif de la cryothérapie sont modestes et mesurés et uniquement à très court terme.

C'est ce que concluent les auteurs d'un rapport de l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm), qui se sont penchés sur cette technique initialement utilisée chez les sportifs de haut niveau, qui consiste à exposer l'organisme pendant 2 à 3 minutes à un froid intense allant de -110 à -170°C, afin de prévenir ou traiter les douleurs musculaires après l'exercice. Des études dont, en outre, " la qualité méthodologique (.) laisse beaucoup à désirer", selon eux.

Mais le problème, c'est que la cryothérapie du corps entier poserait "d'authentiques problèmes de sécurité", selon le rapport, qui pointe des effets secondaires bien réels. Parmi eux, des "brûlures locales au 1er ou 2e degré", des maux de tête ou des "urticaires chroniques au froid".

À l'extrême, un cas de déchirure de l'aorte abdominale (un cas d'urgence vitale) a même été décrit. Enfin, le rapport conclut qu'il est indispensable de mieux étudier et évaluer la cryothérapie du corps entier en rendant possible les conditions de ces évaluations. "Ces explications sont diversement convaincantes et ne sont, en tous cas, pas suffisantes", selon ces travaux du Centre de recherche en épidémiologie et santé des populations (Cesp) de l'Inserm.

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