Un juteux business au détriment des Français — Assurance obsèques

Xavier Trudeau
Septembre 10, 2019

Dans l'étude, ce sont onze contrats destinés à financer les funérailles des souscripteurs qui ont été passés au crible. L'association 60 millions de consommateurs les met en cause ce jeudi 5 septembre 2019. On apprend ainsi que les cotisations versées par les assurés sont au final largement supérieures à la prime qu'ils reçoivent. Quel que soit le montant des versements, c'est le capital choisi à la signature du contrat qui est versé après la mort du souscripteur.

Selon 60 millions de consommateurs, les cotisations dans les contrats d'assurances obsèques dépassent toujours la prime reçue. "Plus on vit longtemps, plus on a de risques de cotiser à fonds perdu", explique l'association. "Ce sont parfois des personnes pas forcément riches qui font ça pour éviter à leurs familles d'avancer les frais; mais en réalité, la famille doit les avancer, car elle doit d'abord présenter une liste de justificatifs longue comme le bras", a dénoncé Christelle Pangrazzi, rédactrice en chef adjointe du hors-série publié par 60 millions de consommateurs.

Opacité des devis de pompes funèbres Dans un numéro largement consacré au " business de la mort ", l'association épingle aussi le manque d'éthique autour des crémati. Des entreprises de recyclage collectent les prothèses, les dents en or et les stérilets qui sont ensuite revendus à des sociétés spécialisées qui réutilisent les métaux qu'ils contiennent. La Française EMC et le néerlandais OrthoMetals sont les plus connus dans ce business, rapporte le quotidien 20 Minutes.

De nombreuses prestations non obligatoires sont présentées comme " courantes " poussant ainsi les familles à y souscrire. En réalité, les prestations obligatoires pour une inhumation sont minimes: un véhicule agréé pour le transport du corps, un cercueil de 22 millimètres d'épaisseur avec une garniture étanche et quatre poignées, ainsi que les opérations nécessaires pour l'enterrement.

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