Un mécanisme caché permettrait de traquer les internautes — Google

Xavier Trudeau
Septembre 6, 2019

Alors que l'équivalent irlandais de la CNIL vérifie la conformité de Google au RGPD, l'éditeur Brave, à l'origine de l'enquête, dit apporter la preuve que le géant américain viole le règlement européen sur la protection des données. La société Brave, qui a développé un navigateur Internet " respectueux de la vie privée ", a fourni des preuves à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) irlandaise, comme elle l'indique dans un post de blog, relayé par Les Echos. Selon Brave, Google utilise un système de pages web cachées, les " Push Pages ", attribuées individuellement à chaque internaute. Associées à un identifiant unique, elles permettraient de profiler les internautes de manière transparente, possibilité ensuite exploitée par les annonceurs pour fournir des publicités ciblées.

Du côté de Google, on se défend d'enfreindre les règles européennes. " Nous ne diffusons pas de publicités personnalisées ni ne partageons de demandes d'enchères sans le consentement de l'utilisateur, a réagi un porte-parole de l'entreprise". Le géant américain explique que la pratique dénoncée par son concurrent s'appelle le " cookie matching " et qu'elle respecte la vie privée des utilisateurs.

Le dossier est brûlant pour Mountain View. Celles-ci peuvent atteindre 4 % du chiffre d'affaires mondial de l'entreprise, soit une sanction potentielle de plus de 5 milliards de dollars pour Google.

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