Aspirine, paracétamol et ibuprofène pourraient passer derrière le comptoir en pharmacie

Evrard Martin
Octobre 3, 2019

Une mesure souhaitée par l'ANSM dès janvier 2020. Elle concernerait 36 spécialités à base de paracétamol (Doliprane, Efferalgan.) et 46 anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), notamment ceux à base d'ibuprofène (comme le Nurofen ou l'Advil) et l'aspirine.

Ils peuvent être vendus en accès libre, autrement dit en se servant soi-même dans les rayons de la pharmacie. Toutefois, chaque pharmacien a le droit de les placer derrière son comptoir. Une procédure est en cours auprès des laboratoires concernés, afin qu'ils exposent leur position. Cela ne changerait rien au fait qu'ils soient disponibles sans ordonnance.

L'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) réclame que l'aspirine, le paracétamol et l'ibuprofène, vendus sur ou sans ordonnances, soient placés uniquement derrière le comptoir des pharmacies et non plus en accès-libre dès janvier 2020.

"C'est bien que les patients puissent y avoir accès, mais il faut faire le maximum pour qu'ils soient utilisés correctement", expliquet-on du côté de l'ANSM. Par exemple, e paracétamol, s'il est pris à des doses trop élevées, peut provoquer de graves lésions du foie nécessitant une greffe ou pouvant être mortelles. Les résultats de l'autopsie avaient montré que la jeune femme était morte d'une intoxication au paracétamol, absorbé pendant plusieurs jours par automédication parce qu'elle souffrait de douleurs au ventre.

Pour un adulte sain de plus de 50 kg, la dose maximale est de 3 grammes par 24 heures, c'est-à-dire 1 gramme par prise avec un espace d'au moins 6 heures entre chaque prise.

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La durée maximale de traitement recommandée est par ailleurs de "3 jours en cas de fièvre, 5 jours en cas de douleur, en l'absence d'ordonnance", précise l'ANSM. La décision sera tranchée à l'issue de cette procédure. Les premières boîtes devraient arriver courant octobre ou novembre.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) sont quant à eux "susceptibles d'être à l'origine de complications rénales, de complications infectieuses graves et sont toxiques pour le fœtus en cas d'exposition à partir du début du 6e mois de grossesse", poursuit l'ANSM. C'est ce que préconise l'Agence du médicament (ANSM) afin de " sécuriser l'utilisation de ces médicaments ".

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