Députée française à Béjaïa : "Une atteinte à la souveraineté" (MAE)

Claudine Rigal
Octobre 8, 2019

Le ministre des affaire étrangère, Sabri Boukadoum, a réagi ce lundi, à ce qui s'est passé avec la députée française, Mathilde Panot, qui a pris part, mardi dernier, à la manifestation des étudiants à Bejaia.

Arrêtée à Bejaia, puis reconduite sur Alger, la députée de la France insoumise a été "contrainte " de quitter le territoire. "Il n'y a pas eu d'interpellation", martèle-t-il.

Selon lui, la députée française est venue en Algérie " avec un visa touristique et a essayé de faire des choses qui n'ont rien à voir avec le tourisme ". "Autrement, quel serait le sort d'un citoyen, parlementaire ou politicien algérien interpellé lors d'une marche à l'étranger et quelle serait la réaction du pays hôte?" Il considère son geste comme une "atteinte à la souveraineté nationale".

Concernant, les propos de la présidente de la sous-commission des droits de l'Homme du parlement européen, Sabri Boukadoum a indiqué: le "principe de non-ingérence dans les affaires internes d'autrui était une règle inaliénable pour l'Algérie qui refuse toute ingérence dans ses affaires internes quel qu'en soit l'origine, s'agissant aussi bien d'une personne civile ou politique ".

Pour rappel, Mathilde Panot s'est rendue en Algérie pour porter un soutien au mouvement de protestation que connait le pays. Une action qui lui a été donc interdite par les services de la sécurité nationale. Pour la députée, cet agissement n'est justifié par aucun motif.

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