Fiat Chrysler confirme négocier pour fusionner avec PSA

Xavier Trudeau
Octobre 30, 2019

Selon le Wall Street Journal, le constructeur automobile italo-américain se serait rapproché de PSA (Peugeot Citroën Opel) pour envisager une fusion entre égaux qui créerait une entreprise valorisée à près de 45 milliards d'euros. Il pointerait derrière Volkswagen, l'alliance Renault-Nissan-Mitsubishi et Toyota, avec les marques Alfa Romeo, Chrysler, Citroën, Dodge, DS, Jeep, Lancia, Maserati, Opel, Peugeot et Vauxhall. De son côté, FCA a écoulé 4,8 millions de véhicules pour un chiffre d'affaires de 110 milliards d'euros.

"PSA a confirmé que " des discussions " étaient " en cours " pour créer un géant mondial du secteur". Carlos Tavares, directeur général de PSA, deviendrait le patron de la nouvelle société, tandis que John Elkann, président du conseil d'administration de Fiat Chrysler, occuperait les mêmes fonctions au sein du nouveau groupe.

Cependant, cette synergie fait sens sur de nombreux points. Elle permettrait à PSA de faire son entrée sur le marché américain, grâce à des marques comme Jeep et les pick-up Dodge dont les véhicules (4X4) dégagent des marges très lucratives.

"Tant le groupe FCA que PSA ont besoin d'une alliance" et "ce n'est pas la première fois que Elkann et Tavares se parlent", a commenté ce mardi soir le secrétaire général du syndicat Fim-Cisl, Marco Bentivogli, auprès de l'agence italienne AGI. "Quelle que soit l'alliance, elle doit permettre de croître sur les marchés asiatiques, de trouver des technologies et des ressources pour la transition vers l'électrique ", a-t-il ajouté.

Quelques mois après sa fusion avortée avec Renault, Fiat Chrysler (FCA) aurait changé de cavalier en vue d'un éventuel mariage.

Le groupe italo-américain avait rapidement jeté l'éponge, n'ayant pas pu obtenir un engagement du français, freiné par l'Etat actionnaire.

PSA n'a jamais caché son intérêt pour une consolidation du secteur automobile. M. Tavares s'était dit "ouvert à toute opportunité qui pourrait se présenter".

PSA a poursuivi ces dernières années une politique axée sur la rentabilité des ventes et l'efficacité opérationnelle, plutôt que sur la recherche de volumes à tout prix.

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