La police nie être plus clémente avec les pro-Pékin — Hong Kong

Claudine Rigal
Octobre 4, 2019

Alors que de nombreux jeunes cherchent à quitter Hong Kong, les manifestants estiment que la Grande-Bretagne devrait changer le statut du passeport national britannique d'outre-mer, catégorie créée après la rétrocession à la Chine.

Des manifestants ont riposté en jetant divers projectiles, dont des pierres et des cocktails Molotov, selon la police de Hong Kong. Certains ont arraché devant une base de l'armée chinoise une banderole commémorant le 70e anniversaire de la fondation de la République populaire de Chine, le 1er octobre, qu'ils ont par la suite incendié. Des dizaines de milliers de manifestants ont bravé l'interdiction pour descendre à nouveau dans les rues, plus de trois mois après le début de la contestation dans l'ex-colonie britannique.

Mais les militants et militantes prodémocratie accusent Pékin de s'asseoir sur ses promesses en augmentant son emprise politique sur le petit territoire et en refusant de lui accorder un véritable suffrage universel.

Dans une pétition remise au consul général, les militants ont demandé à Londres d'en faire plus pour protéger son ancienne colonie, et demander des comptes à Pékin. Des centaines de personnes ont chanté l'hymne britannique en brandissant l'" Union Jack " ainsi que la bannière de l'ancienne colonie hongkongaise.

Un homme tombe près d'une grenade de gaz lacrymogène jetée à terre durant des affrontements entre la police et des manifestants pro-démocratie, à Hong Kong le 15 septembre 2019.

La Déclaration commune sino-britannique, signée en 1984, a présidé à la rétrocession de Hong Kong à la Chine en 1997.

Plusieurs manifestants demandaient la possibilité pour les Hongkongais d'obtenir la nationalité de la Grande-Bretagne ou d'un autre pays du Commonwealth.

Environ 130 parlementaires britanniques ont signé cette semaine une lettre ouverte appelant la Grande-Bretagne et les pays du Commonwealth à accueillir les Hongkongais qui souhaiteraient émigrer.

Les manifestations ont commencé en juin en réponse à un projet de loi qui aurait permis d'envoyer des personnes en Chine continentale pour y être jugé par des tribunaux contrôlés par le Parti communiste, mais qui s'est élargi pour devenir plus démocratique. Elle a à coeur de préserver sa relation avec la puissance économique qu'est la Chine, en particulier dans le contexte très incertain du Brexit.

La Grande-Bretagne a la responsabilité légale de veiller à ce que la Chine respecte ses obligations en vertu de la déclaration commune.

De nombreuses manifestations culturelles et sportives ont été annulées ces derniers temps en raison de la profonde agitation qui règne sur le territoire. Il a rencontré il y a quelques jours le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas.

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