L'assaillant de la préfecture de police de Paris s'était converti à l'islam

Claudine Rigal
Octobre 7, 2019

L'épouse de de Michael Harpon, l'individu qui a assassiné quatre fonctionnaires à la préfecture de police de Paris jeudi 3 octobre, a affirme aux enquêteurs que son mari avait "entendu des voix et était incohérent" la nuit précédente, comme "une crise de démence" avant de se réveiller brutalement. "Il était bien rasé, habillé normalement", souligne Éric, gardien de la résidence à Gonesse, dans le Val-d'Oise, où vivait l'homme avec son épouse et ses deux enfants. Selon les informations du Parisien, quatre personnes ont été tuées, en plus de l'assaillant, à la mi-journée à la préfecture de police de Paris.

L'hypothèse jihadiste n'est "évidemment pas écartée", a commenté la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye sur Franceinfo, tout en mettant en garde contre les "fake news". L'enquête devrait établir rapidement quels était la nature des relations entre les victimes et l'assaillant, décrit comme un employé de la préfecture de police.

L'homme, un agent malentendant et légèrement muet, travaillait au service informatique de la DRPP depuis 2003. Il "n'avait jamais présenté de difficultés comportementales", a déclaré le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, ce que confirment plusieurs syndicats de police. C'est à eux de décider de la qualification des faits qui aujourd'hui ne relèvent pas du terrorisme à ce stade des investigations. Célibataire et sans enfant, des voisins garderont le souvenir d'un homme "vraiment très sympa", "souriant, agréable, discret sur ses activités professionnelles". Il s'en est ensuite pris, dans un escalier, à deux femmes: l'une employée à la Direction de la sécurité de proximité de l'agglomération parisienne (DSPAP), l'autre à la Direction des ressources humaines (DRH).

Pour l'heure, le parquet antiterroriste n'a pas été saisi et une enquête a été ouverte pour homicides volontaires.

Là, un policier de la Direction de l'ordre public et de la circulation (DOPC) l'a sommé, en vain, de lâcher son couteau: il l'abattra avec son arme de service, le blessant mortellement à la tête.

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