Le gouvernement va demander des contrôles supplémentaires aux usines Seveso

Claudine Rigal
Octobre 4, 2019

"Je le dis pour que les choses soient bien claires: au fur et à mesure que nous recevons des résultats d'analyses, que ces résultats d'analyses nous permettent d'avoir des indications sur l'état de la toxicité dans l'air, dans l'eau ou dans les sols, nous les communiquons systématiquement et en toute transparence", a-t-elle insisté. "On a affaire à des produits de combustion dangereux, après pour savoir s'il y a un risque sanitaire il faut des données d'exposition, et là, pour l'instant, on est en manque", a expliqué Fabrizio Pariselli, toxicologue à l'unité de prévention du risque chimique du CNRS.

Le 1er octobre, le parquet de Rouen avait annoncé se dessaisir du dossier au profit du pôle santé publique de Paris, principalement en raison de la "technicité" des investigations qui restent encore à mener. Lucas Perrin, un lycéen rencontré hier par des journalistes, raconte que les élèves "défilaient à l'infirmerie" et que l'odeur était "pire à l'intérieur de l'établissement".

Samedi dernier, une plainte contre X a été déposée par Lubrizol pour " destruction involontaire par explosion ou incendie par violation manifestement délibérée d'une obligation de sécurité ou de prudence ".

Un gigantesque brasier au cœur de la ville de Rouen (Seine-Maritime). Plus de 100 maires et élus normands ont demandé mercredi au gouvernement la reconnaissance rapide de " l'état de catastrophe technologique " et la mise en place d'un registre de suivi médical. Les responsabilités de cette mission d'information seront partagées entre majorité et opposition.

"Le gouvernement par le biais du ministère de la Transition écologique va demander dans les heures qui viennent à l'ensemble des dirigeants des sites Seveso d'effectuer des contrôles de sécurité, de manière à nous assurer que l'ensemble des installations sont bien en sécurité, a-t-elle déclaré". Mais tous, sont inquiets sur les conséquences de cet incendie sur leur santé.

La fédération Chimie-Energie CFDT réclame de son côté "la création d'un Bureau Enquête Accident (BEA) spécifique aux risques industriels majeurs, à l'image de l'aviation civile ou des transports".

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