Les Corréziens rendent un dernier hommage à Jacques Chirac

Pierre Vaugeois
Octobre 9, 2019

Ancienne collaboratrice, fille dévouée à son vieux père, responsable de la communication de la famille, Claude Chirac en plein deuil du décès de son père, doit désormais faire face à la santé précaire de sa mère.

La fille de Jacques Chirac, accompagnée de son mari Frédéric Salat-Baroux mais sans Bernadette Chirac, affaiblie, s'adressait à une assistance de 200 personnes, surtout des habitants, sur la place de ce village pittoresque, jalonné pour l'occasion de portraits de l'ancien président à plusieurs moments de sa vie. C'est en tout cas ce que laissent penser les mots dits par Claude Chirac ce samedi 5 octobre à Sainte-Féréole, en Corrèze. Après cette première étape d'"une journée du souvenir et de l'amitié", plus de 3 000 personnes dont l'ancien président François Hollande, ont participé, selon le conseil départemental, à un autre hommage, devant le musée Jacques-Chirac de Sarran.

La famille de Jacques Chirac avait tenu à ce que ce dernier hommage ait lieu en Corrèze, terre des racines familiales de l'ancien président et berceau de sa carrière politique. Ils ont déposé une gerbe sur la tombe d'Abel et Marie Chirac, parents de l'ex-Président de la République. Élu conseiller municipal en 1965 à Sainte-Féréole, Jacques Chirac est devenu, deux ans plus tard, député de la Corrèze et y sera réélu sans discontinuité jusqu'à son accession à l'Élysée en 1995. Le maire de Sainte-Féréole, Henri Soulier, a ainsi proposé que la place de son village soit rebaptisée "Place Jacques-Chirac". Claude, le roc du clan Chirac.

L'an dernier, Brive-la-Gaillarde avait inauguré une " Avenue Jacques et Bernadette Chirac ", une première en France pour un ancien couple présidentiel. La Peugeot 205 rouge de Bernadette Chirac deviendra, elle, une pièce du musée chiraquien de Sarran. "Vous comptez plus que tout pour elle", a assuré Frédéric Salat-Baroux aux Corréziens.

Cette journée, organisée par le Département de Corrèze, s'est ensuite achevée autour d'un "buffet corrézien" ouvert au public. " Aucune invitation ne sera envoyée ", précise Pascal Coste, le président du conseil départemental de la Corrèze.

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