Les pompes funèbres du Rhône épinglées par l'UFC-Que Choisir

Xavier Trudeau
Octobre 31, 2019

L'UFC-Que choisir dénonce une flambée des prix depuis 2014 avec des tarifs qui décuplent selon les agences pour des prestations similaires.

Au niveau national, le prix des obsèques pour une inhumation - hors caveau et concession - a augmenté de 14 % en cinq ans, passant de 3 350 € à 3 815 €. Ainsi, selon l'association, la proposition la plus économe se monte à 1 269 €, quand la plus élevée atteint 7 515 €. Le prix d'une mise en bière s'échelonne de 30 € à 450 € et celui de l'ouverture et la fermeture du caveau peut être facturée entre 95 € à 880 €.

Un écart tarifaire du même ordre existe au sein des crématoriums: pour une même demande, les différents établissements donnent des devis compris entre 1.362 et 7.918 euros. Son tarif moyen se situe en effet à 3.986 euros (contre 3.609 euros en 2014), avec un minimum à 1.362 euros et un maximum à 7.918 euros. Concernant la crémation, il en coûtera de 3 700 € à 4 993€ pour une moyenne de 4 223 €. Que Choisir explique cette augmentation par l'instauration l'an dernier d'une nouvelle norme relative au traitement des fumées.

Enfin, l'association regrette " que le comportement des professionnels ne favorise en rien les comparaisons. Malgré l'obligation, depuis 2010, de présenter un devis type, l'enquête par "clients mystères " menée par UFC-Que Choisir montre que, alors que ces derniers ont l'obligation de remettre gratuitement un devis écrit, détaillé et chiffré, dans plus d'un cas sur cinq (22%), les pompes funèbres refusent de le fournir.

Il serait cependant illusoire d'imaginer qu'un respect intégral de la réglementation actuelle offrirait la capacité pleine et entière aux consommateurs de mettre en concurrence les pompes funèbres. Qui plus est, la diversité des gammes que peuvent mobiliser les professionnels pour répondre à une simple demande générique limite la possibilité de comparer pour les consommateurs. La fédération exige également " que le non-respect de la réglementation par les pompes funèbres entraîne des sanctions pécuniaires réellement dissuasives, et constitue un critère central lorsqu'il s'agit, pour les préfectures, d'examiner le renouvellement de leur habilitation.

1 Enquête réalisée du 23 mars au 6 avril 2019 dans 72 départements et auprès de 664 magasins de pompes funèbres.

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