Mark Zuckerberg rassure les employés de la firme — Facebook

Xavier Trudeau
Octobre 4, 2019

Elle cible plus particulièrement l'entreprise de Mark Zuckerberg avec un plan qui consisterait à démanteler Facebook et ses deux plus grandes acquisitions que sont WhatsApp et Instagram.

Ces propos ont été tenus par M. Zuckerberg lors d'une session de questions-réponses avec des employés en juillet, selon un enregistrement dévoilé mardi par le site spécialisé The Verge. Le fondateur de Facebook s'est exprimé en juillet dernier devant une partie de ses employés à l'occasion d'une séance de questions-réponses au cours de laquelle il a pu répondre aux inquiétudes des équipes du réseau social.

Alors que les rapports entre l'entreprise californienne Facebook et les régulateurs du monde entier se tendent au fil des mois - et en premier lieu aux Etats-Unis, où la question du démantèlement de Facebook est devenue un enjeu de campagne électorale -, comment les salariés de l'entreprise vivent-ils cette période et demandent des comptes à leur direction? Ouais. Je veux dire, je ne veux pas avoir un procès important contre notre propre gouvernement.

Vous avez quelqu'un comme Elizabeth Warren qui pense que la bonne solution est de démanteler les entreprises... Mais au bout du compte, si quelqu'un essaye de menacer un être aussi existentiel, vous allez vous battre.

Ce qui ferait vraiment craindre, a écrit Mme Warren, en référence à des mots utilisés par le patron de Facebook, serait de ne pas chercher à modifier un système corrompu qui laisse d'énormes sociétés comme Facebook avoir recours à des pratiques anticoncurrentielles illégales, fouler aux pieds le droit à la vie privée et se délester sans cesse de leur responsabilité de protéger notre démocratie.

Les griefs à l'encontre des géants de la tech comme Facebook ou Google sont de plus en plus nombreux, de la protection des données personnelles à l'emprise sur le marché publicitaire. L'un des co-fondateurs du groupe, Chris Hughes, avait ainsi appelé Facebook à se scinder en trois en mai.

La priorité accordée par M. Zuckerberg à la croissance l'a, regrettait alors M. Hugues, "amené à négliger la sécurité et la civilité pour la course aux clics".

"L'affaire Cambridge Analytica a été traitée de manière " trop dramatique " selon le jeune patronMark Zuckerberg est également revenu sur les suites de l'affaire Cambridge Analytica et sur ses différentes auditions exigées par le Congrès américain et l'Union européenne: " Certaines de ces enquêtes sont, je trouve, présentées de manière trop dramatique ".

Cela ne réduira pas non plus les problèmes d'attaques haineuses car toutes les procédures mises en place seront "plus fragmentées", avait-il encore argumenté.

Twitter fait face aux mêmes types de problèmes que Facebook mais n'a pas sufisamment d'argent pour y remédier rapidement, estime-t-il. Mais "je comprends que si nous n'aidons pas à résoudre ces problèmes et à mettre en place un cadre réglementaire dans lequel les gens ont l'impression que la responsabilité est réelle et que le gouvernement peut réglementer notre secteur, alors oui, la colère des gens ne va faire que s'intensifier".

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