Philippe lance deux missions d'évaluation des agents de la lutte antiterroriste

Claudine Rigal
Octobre 8, 2019

Seront également abordés "la nature, l'objet et le calendrier des missions d'inspection décidées par les pouvoirs publics, et plus généralement les dispositions prises par le gouvernement, à la lumière notamment des travaux de contrôle parlementaire déjà réalisés, relatifs à la détection des agents radicalisés dans les administrations et aux mesures de protection des services publics contre les risques que représentent ces agents". Les inspecteurs examineront les outils et les procédures en place pour détecter les signes de radicalisation parmi les fonctionnaires et vérifieront s'ils sont bien mis en oeuvre, écrit le JDD.

La seconde, qui doit rendre ses conclusions d'ici la fin de l'année, visera l'ensemble des services de renseignements associés à la lutte antiterroriste.

Interrogé sur la "faille" qui a permis à un employé de la Direction du renseignement de la préfecture de Paris (DRPP) de tuer quatre de ses collègues jeudi, il a reconnu que c'était "évidemment une question centrale".

Concernant d'éventuelles informations confidentielles que Mickaël Harpon, informaticien, aurait pu divulguer à l'extérieur, il a répondu que des "vérifications techniques" étaient en cours.

Ces missions doivent aboutir à des propositions de remise à niveau des procédures de détection de la radicalisation au sein des services de renseignements, précise le journal.

" Pour tous les services de renseignement, la détection des menaces internes est une priorité absolue", a indiqué le Premier ministre, selon des extraits de l'interview. "En particulier, aucun signal de radicalisation ne peut être méconnu ni rester sans réponse", a-t-il ajouté. Quatre policiers ont été tués, l'assaillant a été abattu. D'après le procureur antiterroriste, il "aurait adhéré à une vision radicale de l'islam" et était en contact avec des individus de la "mouvance islamiste salafiste".

Malgré les nombreux appels à la démission du ministre de l'Intérieur à droite et au RN, après l'attaque à la préfecture de police de Paris, Edouard Philippe a affirmé avoir " toute confiance en Christophe Castaner ".

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